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 De retour. [PV Tom]

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Tom Kaulitz

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Mer 24 Déc 2014, 04:07

C'est quand même sacrément étrange comment, en une heure tout au plus, sa vie était en train de basculer. Il avait traversé la ville une première fois en croisant très fort les doigts pour ne se souvenir de rien, sinon d'un minimum de choses. Il l'avait traversée une seconde en essayant vainement de ne plus penser au passé, d'être un grand Tom, d'accepter que les temps aient changé. Et il s'y était arrêté, finalement, en priant pour que tout recommence, pour revivre rien qu'une dernière fois la vie qu'il avait goûtée ici. Une heure, tout au plus... En une heure, il avait envoyé valser des années d'interdit, des années de doutes et d'hésitation, des années d'un travail finalement inutile pour grandir et tourner la page. Tu parles d'une page de merde, tout de même ! Le vent s'était bien amusé à souffler dessus pour qu'il la garde bien sous les yeux en tout circonstance, pour que jamais il ne puisse en oublier le moindre mot. Et ça avait tellement bien marché... Il l'avait juste vue un peu floue, quelques fois. Suffisamment pour imaginer qu'elle n'existait pas vraiment. Plus vraiment en tout cas... Mais Ryan était arrivé et il n'avait eu aucun mal à la réciter par cœur, et à arracher celles qui suivaient dans l'espoir insensé d'en écrire la suite. Qui faisait un truc pareil ?! Qui décidait un beau jour de reprendre une histoire vieille de plusieurs années simplement parce que ça lui avait terriblement manqué, ou parce qu'il était trop idiot pour faire taire des sentiments trop puissants qui n'avaient pas réussi à mourir avec le temps ? C'était ridicule, on ne faisait pas des trucs comme ça. Ca ne menait à rien. Juste à rien... Pourtant, toute la bonne volonté du monde ne suffisait pas à tenir éloignée de lui cette envie. Qu'importe où ça le mènerait. Peut-être que c'était qu'un mur à l'arrivée, et bah tant pis. Il se le prendrait. De plein fouet. Il ne cherchait même pas à dévier sa trajectoire. Si c'était ça, la fin, et bien c'est qu'elle en valait la peine.

Finalement, leur conversation avait fini par prendre un tout autre tournant. Un rapprochement, timide et discret au début, presque aussi passionné qu'autrefois désormais, l'avait menée sur des chemins qu'elle n'était pas censée emprunter. Beaucoup plus sincère, beaucoup plus intime. Il n'était plus question de combler les blancs, de parler pour ne pas simplement attendre qu'il soit l'heure de partir. On réapprenait à se connaître à moitié, on se confiait plus réellement. Sur ce qu'on avait ressenti avant, sur ce qu'on pouvait ressentir maintenant. Si ça ne changeait pas grand chose au fond, ça soulageait, clairement. Le guitariste planait un peu dans un autre monde, un monde où il pouvait pleinement se lancer dans une nouvelle relation avec son ex-amant, là où rien ni personne ne pourrait jamais se mettre en travers de leur chemin. Bon, d'accord, c'était un monde qui ressemblait tout à coup beaucoup au monde réel, et pour la première fois depuis longtemps, il était rassuré de voir que les deux pouvaient se retrouver enfin. Bien sûr, il n'était pas convaincu à 100% de ce qu'il prétendait, Ryan allait sûrement disparaître bientôt pour reprendre la vie qu'il avait mené jusque là mais à l'heure actuelle, c'était tout de même possible. De reprendre là où ils s'étaient arrêtés. De recommencer, même, à la limite. Tout irait pour le mieux cette fois-ci, parce qu'ils savaient ce qu'ils voulaient, tous les deux, leurs baisers semblaient assez le prouver. Tout irait pour le mieux...

Ou presque. Rapidement, sa réponse parut déranger le brun qui se dépêcha de le reprendre, de lui ôter toute part de responsabilité dans son départ, même infimes. Pourtant, même s'il n'aurait pas pu techniquement l'empêcher de disparaître, il aurait au moins pu essayer de le retrouver. Mais non. Il ne l'avait pas fait. Il l'avait laissé quitter sa vie sans broncher, et ça, personne ne pourrait lui retirer de l'esprit qu'il en était le seul et unique responsable. Heureusement, la suite de la phrase du jeune homme lui permit d'oublier totalement le sujet de leur désaccord. Ca n'avait pas changé. Qu'importe qu'il puisse avoir été con et désespéré, il venait d'avouer qu'il avait été amoureux et qu'il l'était encore. Le cœur de Tom fit un bond dans sa poitrine tandis que ses joues s'enflammaient de plus belle. Je suis une collégienne, j'écoute ? Son sourire se fit vaguement lointain, presque absent alors que ces quelques mots repassaient plusieurs fois dans son esprit pour être sûrs d'y être parfaitement imprimé. Si seulement il avait conscience de combien ça pouvait être réciproque. Il l'aimait. Il n'avait jamais cessé de l'aimer. Il ne cesserait jamais de l'aimer. C'était trop tard de toute façon. S'il avait dû le faire, ça aurait été le cas depuis longtemps, comme pour les autres, comme pour la multitude d'autres qui avaient sombré dans les bas fonds de ce dont il ne se souvenait pas. De toute façon, il y avait toujours eu une part de lui qui savait. Qui savait qu'ils se retrouveraient un jour, qu'ils en arriveraient là tous les deux. C'était évident. Ils se l'étaient même plus ou moins dit, parfois. Autrefois...

« J'en espérais pas tant, tu sais. »

Sa voix n'était qu'un souffle, à peine, mais il n'aurait certainement pas le moindre mal à l'entendre. L'émotion, toute particulière à cet aveu qu'il n'attendait pas – ou plus ?, avait noué sa gorge. S'il avait imaginé rien qu'un instant qu'en se levant ce matin-là, on lui proposerait de revivre tout ça... Bon, on ne lui avait rien proposé du tout, un peu imposé en réalité, mais il aurait tout accepté avec la même envie s'il avait dû clairement exprimer son consentement. Les yeux de Ryan semblèrent d'un coup se mettre à briller, comme s'il allait pleurer. Tom fronça légèrement les sourcils. Il ne comprenait pas. Il avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Ou alors venait-il de comprendre qu'il lui faudrait repartir bientôt et que rien de tout ce qu'ils se promettaient silencieusement depuis qu'ils avaient enfin lâché les masques ne pourrait jamais arriver ? Il ne fut sûr de rien, après tout cette impression ne dura quelques dixièmes de secondes avant qu'il ne détourne son regard et vienne l'enlacer. Tendrement, il l'entoura de ses bras, le serrant contre lui comme si c'était la première fois qu'il était là. Il se sentait entier, c'était étrange comme sensation. Comme si la présence de Ryan lui avait manqué au point de lui faire perdre un morceau de lui. Peut-être que c'était ça... Il ne voulait pas chercher. Pas maintenant. Seulement profiter... Son visage se nicha dans son cou, lui arrachant un nouveau frisson. Il resserra amoureusement son étreinte. Ca ne faisait plus aucun doute maintenant. Comme si ça en avait fait jusque là... De sa nouvelle place, bien lové contre lui, il décida finalement de mettre fin à tout ce qui pouvait rester de doutes, si seulement il en restait encore. Un sentiment de bonheur immense s'écrasa violemment sur le musicien, lui coupant un instant la respiration tant le choc avait été intense. Il enfouit sa tête dans les cheveux de sa moitié –  puisque c'était bien ce qu'il était après tout, non ? – et inspira doucement, reprenant peu à peu ses esprits.

« Je t'aime aussi Ryan. »

Ce simple aveu, qui avait finalement été fait bien avant, lui donna l'impression d'avoir accompli la plus extraordinaire des aventures. Il ne savait pas encore bien en quoi elle consistait mais elle venait de prendre fin, laissant derrière elle un sentiment d'achèvement des plus plaisants. Il l'aimait. Ils s'aimaient. C'était ça... Maintenant que c'était dit, il peinait à comprendre pourquoi ils avaient mis tant de temps, pourquoi ça n'avait pas été les premiers mots échangés, alors qu'il grimpait dans sa voiture. Ca aurait été tellement plus simple... Mais ça ne faisait rien.

« Ne repars pas. »

Ca n'était pas tant un ordre qu'une supplication. Il voulait être certain qu'il pourrait le quitter bientôt s'il le fallait, tout en sachant qu'il le reverrait le lendemain, et le sur-lendemain, et tous les autres jours qui composeraient leur vie. Qu'ils ne se quitteraient plus, plus jamais. Que ce n'était pas qu'un retour d'histoire sans lendemain. Il voulait l'aimer jusqu'au bout désormais.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Ven 26 Déc 2014, 15:59

C'est dingue ça quand même. Trois ans de thérapie. Deux séances par semaine, à 70€ la séance, pendant trois années. Vas-y, compte, ça fait presque 20.000 balles. 20.000 balles foutus en l'air en l'espace d'une heure à ses côtés. Mais qu'est-ce que je m'en fous ! C'auraient pu être 6 ans, 10 ans, 20 ans de thérapie que j'aurais été plus que ravi de les envoyer valser pour être avec lui. De toutes façons, mon psy n'a jamais réellement réussi à faire ce pour quoi je le payais. Si, pendant deux semaines, j'ai pensé que tout les malheurs qui m'étaient tombés dessus ici n'avaient tout bonnement jamais existé. Mais plus dure fut la chute ! Quand tout m'est revenu à l'esprit. Enfin tout, non bien sûr. Heureusement qu'il m'a aidé à en effacer, des souvenirs, sinon j'aurais arrêté d'aller le voir bien entendu.

Même que j'avais pensé, en fait j'avais réfléchi à peut-être essayer de les recontacter, un soir. J'étais fiancé, après tout, et ma bague me démangeait. Et plus j'y réfléchissais, moins j'avais envie. En fait, j'voulais pas me prendre une veste, je crois. Et puis je préférais qu'ils pensent tous que j'étais mort, une triste fin pour une triste vie, et voilà tout. Sur ma tombe on aurait peut-être écrit "Il est mieux là où il est" ou alors "Parti en traître finir ses jours loin, très loin" si tant est que j'eus voulu faire rapatrier mon corps, évidemment. En fait je pense surtout que si j'avais été amené à mourir dans un pays lointain, j'y serais resté. Quel intérêt à revenir si j'voulais qu'ils me haïssent, hein ? D'autant que j'pensais vraiment que ça avait marché. Ouais, j'étais complètement débile. Jusqu'à ce que Tom m'ouvre les yeux, encore et toujours Tom.

J'ai l'impression de ne l'avoir jamais quitté. Oh bien sûr, il a beaucoup changé physiquement. Quoiqu'il reste toujours le même, toujours aussi beau. Il est plus mature aussi. Je suppose qu'on a grandi, tous les deux. Nos expériences personnelles nous ont fait mûrir, comme des fruits au soleil. En y repensant, c'était peut-être pas un mal de se séparer comme ça. Peut-être pas aussi longtemps, peut-être que le destin aurait pu nous réunir un peu plus tôt, il aurait pu éviter de jouer au con. Mais si on était restés ensemble, ou si j'étais pas parti comme je l'ai fait, on n'aurait pas eu l'occasion de grandir comme on l'a fait, de tester des choses chacun de notre côté comme on l'a fait, et surtout de se retrouver comme au premier jour comme on l'a fait.

Voilà, je savais bien que j'aurais pas du dire ça à voix haute. J'ai l'impression qu'il est parti loin, loin de moi. Peut-être qu'il va juste éclater de rire. Juste, se moquer et se barrer. Haha, j't'ai bien eu, hein ! T'as été un vrai enculé y'a sept ans, et j't'ai bien rendu la monnaie de ta pièce aujourd'hui. Allez, à jamais connard ! Pourquoi pas ? Il aurait sans doute raison de me faire payer mes conneries. Au nom de lui-même, au nom de mon frère, des siens et de tous les autres. En fait, j'aurais du me douter qu'il était peut-être pas dans le même état d'esprit que moi. C'était quand même à qui ferait le plus souffrir l'autre. J'me suis fiancé à son frère, il s'est marié, j'me suis tiré. Ryan 1, Tom 0. Alors la vengeance, tout ça, ce serait logique.

Il n'en espérait pas tant ? Pas tant de quoi ? J'ai du mal à comprendre mais je n'en prends pas le temps. Je m'en fous, j'ai pas envie de comprendre. J'ai peur de comprendre ce que tout ça signifie, et j'ai peur que ça signifie qu'on se retrouve pour seulement mieux se séparer. Et j'ai pas envie de le savoir, ça ! Non, je veux plus jamais le savoir. Je veux plus jamais me séparer de lui, plus jamais le quitter, peu importe pour quelle raison. Je veux plus jamais savoir que je le reverrai peut-être jamais. Parce qu'une fois mais pas deux. Le destin a été gentil, il nous a laissé une chance, mais faudrait pas pousser non plus. Si on laisse passer ça, c'est terminé. Je le sais comme je sais que deux et deux font quatre. Je le sais comme je sais à quel point je l'aime encore et à quel point ça ne passera jamais. Alors autant rester près de lui, non ? Je m'en fous, je l'enlace. Et il m'enlace à son tour.

Mon cœur s'emballe à nouveau. Etre si proche de lui. J'ai l'impression, maintenant, d'être encore plus proche de lui que lorsqu'on s'est embrassés. Pourtant, un baiser c'est quand même une intrusion dans une personne, c'est très intime. Et non. J'ai retrouvé celui qui me manquait toutes ces années. Le seul, l'unique, celui qui est capable de me faire ressentir tout et son contraire simultanément. Celui qui a été capable de me faire subir les pires horreurs du monde et de me le faire oublier dans la seconde. Tom, quoi. Je souris doucement, j'ai même envie de rire. Je suis tellement heureux, ici, dans ses bras, que j'ai envie de rire, de me lâcher, à nouveau.

A nouveau, la voix de Tom résonne à mes oreilles. Je l'entends une fois m'avouer la réciprocité de mes sentiments. Cette phrase repasse deux, trois, quatre fois dans ma tête. Comme si j'essayais de me convaincre que je l'ai réellement entendue et que ce n'est pas un effet de mon imagination. Non Ryan, tu n'as pas entendu ces quelques mots parce que tu en avais envie, mais bel et bien parce qu'il les a dits. T'es sûr ? Bien sûr. C'est tellement simple. Tellement simple de ressentir ces mots, mais tellement compliqué de se l'avouer. Surtout après tant de temps. Mais ça y'est, c'est dit. Et si c'est dit, c'est dit !

Je dois avoir un sourire tellement con sur les lèvres. Mais tellement ! Doucement, je m'arrache à l'étreinte de Tom, et j'ai l'impression d'avoir froid à nouveau. Foutu froid ! Laisse-moi ! Je pince mes lèvres, lui souris en coin et pose mes lèvres sur les siennes comme il l'a fait plus tôt, une simple seconde. Comme pour sceller les mots qu'on vient de s'échanger. Comme une sorte de pacte, si tant est qu'on en eut besoin. Toujours ce sourire con qui fend mon visage. J'ai été un tel abruti de partir, de le laisser avec Sam, j'ai été tellement débile de partir avec son frère plutôt que me battre pour lui ! Mais c'est fini tout ça. Je partirai avec personne, et je le laisserais encore moins avec qui que ce soit. Fut-ce la dernière chose que je dusse faire de ma vie, je me battrai pour le garder.

"J'ai pas la moindre envie de repartir. J'veux pas te laisser Tom. Emmène-moi avec toi !"

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Tom Kaulitz

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Ven 26 Déc 2014, 20:25

Tout était tellement parfait aujourd'hui... Même si les débuts avaient été un peu laborieux, qu'il leur avait fallu ramer pour parvenir à tirer quelque chose de positif de cette entrevue inattendue, Tom avait l'impression de rêver. Clairement. Il n'y avait rien de réellement différent avec les autres fois. Son imagination pouvait très bien avoir décidé, pour la nuit, de jouer les salopes une fois encore, pire encore que d'ordinaire même. Tout était presque trop parfait, dans le fond. La vie n'avait jamais fait preuve de beaucoup de pitié à leur égard, s'acharnant sur eux comme un prédateur sur une proie. Elle aurait eu tort de s'en priver, après tout ils en redemandaient presque à chaque fois, s'élançant sans la moindre hésitation dans de nouvelles histoires tordues que tout le monde, à leur place, aurait fui comme la peste. C'était vrai qu'ils avaient vécu plus d'aventures qu'ils ne l'auraient dû, beaucoup dont ils se seraient certainement très bien passés mais, même en y pensant avec le plus de recul possible, il ne parvenait pas à le regretter. Le temps avait fini par effacer quelques passages de cette existence passée mais il n'avait jamais concrètement cherché à tirer un trait dessus. C'était sa vie. Ce qu'elle avait été du moins. Et chaque souvenir, quand bien même était-il mauvais, le rapprochait un peu de Ryan. C'était bizarre, dit comme ça. En y réfléchissant bien, c'était probablement la seule personne au monde avec qui il avait enchaîné les mauvais moments autant que les bons, la seule personne qu'il avait autant aimée que détestée... La seule personne qu'il aurait dû être soulagé de voir s'éloigner, si seulement il y avait eu une logique. Mais il n'y en avait jamais eu.

Tout allait pour le mieux. Il avait retrouvé ses lèvres, ses bras, lui tout entier. Il s'était passé des années depuis la dernière fois mais ils auraient très bien pu se quitter quelques jours plus tôt seulement que les choses n'auraient certainement pas été très différentes. Ca ne l'étonnait même plus. Et puis, ça n'avait plus beaucoup d'importance puisqu'il était là désormais. Son cœur semblait battre au rythme du sien. Sa chaleur était douce et enveloppante, telle une bulle dans laquelle il ne pourrait jamais rien leur arriver. Rien n'était impossible à présent. Peut-être que sa simple présence éloignerait tout ce qui pourrait leur nuire, que son retour allait avoir valeur de porte-bonheur ou quelque chose dans ce goût-là. Ca avait déjà tellement bien commencé. Il se sentait bien, serein. Mieux qu'il ne l'avait jamais été jusque là. Ca n'avait pas beaucoup de sens en réalité, puisqu'il aurait été parfaitement normal qu'un tel bouleversement – surtout en voyant la facilité avec laquelle il pouvait retomber dans une histoire autrefois dangereuse – puisse être source de stress, de tension. Il n'en était rien, pourtant, bien au contraire. Malheureusement, l'image rose et idyllique de cet instant s'assombrit légèrement lorsque le jeune homme se défit de son étreinte. L'espace d'une seconde à peine, il lutta légèrement pour le garder contre lui puis finit par réaliser qu'il ne pouvait le forcer à rien, abandonnant le combat. Il avait le droit de vouloir partir, peut-être avait-il réalisé que ce n'était pas une bonne idée après tout. Ou mieux encore, il devait réapprendre à lui faire confiance. Totalement. Aveuglément. Comme avant...

La distance qui les séparait n'était pas énorme mais elle lui paraissait sans fin, comme s'il lui faudrait des jours pour en parcourir chaque millimètre. Tom n'en laissa rien paraître, relevant les yeux vers le brun. Son sourire le surprit, l'attendrit. Lui en tira sans mal un similaire. Il était beau, tout de même. D'autant plus là qu'il avait l'air... Heureux ? C'était peut-être une conclusion un peu précipitée, sûrement calquée sur son propre ressenti mais il lui semblait qu'elle collait parfaitement à la situation, à l'air qu'il affichait. Ses lèvres vinrent se poser à nouveau sur les siennes, brièvement, comme lui-même l'avait fait un peu plus tôt. Ses joues rosirent tandis qu'il se léchait inconsciemment la lèvre inférieure. Il avait un peu chaud, c'était agréable. L'odeur de Ryan était de plus en plus forte, s'ancrant toujours plus dans son esprit afin qu'il ne puisse plus jamais l'oublier. Il n'y avait aucune chance mais mieux valait prévenir que guérir. La réponse du jeune homme le laissa interdit un instant. Il était sérieux ? Vraiment sérieux... ? Bien sûr, il avait envie de hocher la tête et de l'embarquer avec lui sans chercher à savoir si c'était une bonne idée, ni même penser à prévenir les gens qui faisaient partie de sa vie, jouer les mômes irresponsables rien qu'une dernière fois, mais le pouvait-il réellement ? Et si ça finissait par mal tourner ? Et s'il en venait à regretter ? Il n'avait pas envie de le rendre malheureux une fois de plus et encore moins alors qu'il avait tout quitté pour rester à ses côtés. Mais il n'avait pas envie non plus de renoncer, de secouer doucement la tête sans oser affronter son regard avant de lui dire que c'était ridicule, qu'ils devaient en rester là... Son cœur recommença à battre n'importe comment. C'en était presque douloureux. Il avait tellement peur de le décevoir une nouvelle fois, de lui faire du mal, de tout gâcher. Sa main vint caresser doucement sa joue, plus hésitante que jamais. Savait-il seulement, lui, ce qu'il était en train de faire ?

« Je ne demande que ça... » avoua t-il dans un soupir alors qu'il peinait à garder le courage étrange et inhabituel qu'il avait trouvé jusque là. « … mais c'est... Pas sérieux ? Tu peux pas tout envoyer valser pour un crétin embrassé dans un café. Si... ? Ca existe que dans les contes de fée ces trucs-là. »

Il avait la nausée, la boule qui avait quitté son estomac venait de revenir d'un coup, plus douloureuse que jamais. Qu'était-il en train de faire ? D'essayer de le raisonner, simplement... De lui faire ouvrir les yeux, de lui éviter une connerie supplémentaire... Pourquoi fallait-il que ce soit si difficile ? Que ça aille à ce point à l'encontre de ce qu'ils voulaient tous les deux ? Pourquoi avait-il fallu qu'il se mette en tête de jouer les grands garçons, de ne pas foncer tête baissée dans ce qui aurait pu être des ennuis comme il l'avait toujours fait ? Il secoua doucement la tête, évitant soigneusement le regard du jeune homme. Il fallait l'achever, c'était certain. Être aussi con devait largement être illégal, il ne pouvait pas en être autrement. Un nouveau soupir. Il n'y avait eu aucune certitude dans ce qu'il avait dit, sa voix se faisait presque suppliante comme s'il espérait qu'il lui dise que si, il le pouvait, que si, c'était sérieux, qu'il comptait bien le faire quoi qu'il puisse en dire, mais ça n'avait pas de sens. Ce serait tellement stupide... Et pourtant tellement merveilleux.

« C'est pas une bonne idée... »

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Ven 26 Déc 2014, 21:42

Depuis que nous sommes dans les bras l'un de l'autre, j'ai l'impression d'avoir retrouvé exactement ce qu'il me fallait. Ce cocon douillet et protecteur qui me manquait à chacune de mes escapades hors de la civilisation que nous connaissons. Je suis persuadé que, dans un autre contexte que celui-ci, c'est-à-dire si Tom n'avait pas été une super star adulée par un public reconnu, il aurait pu aimer m'accompagner, ou accompagner n'importe qui. Mais peut-être cette vie de nomade m'a donné un moyen de reposer pied à terre et de ne pas trop me perdre au loin, dans les nuages. D'ailleurs, si ce qui nous arrive à l'instant même se passait dans mon imagination, j'aurais fait en sorte de stopper ça net. Ne pas perdre les enseignements.

J'ai retrouvé Tom. Que j'ai tant tenté d'oublier, et me voilà. Je me perds dans ses bras, dans son odeur, dans ses yeux. Tout en lui me fait perdre pieds. On pourrait penser qu'en sept ans, ces effets se sont atténués, mais que nenni ! J'ai l'impression que c'est encore plus fort qu'avant, et jamais je n'aurais pensé ça possible un jour. A moins ce que ce soit le manque, qui me fasse ressentir ça comme tel. Sept ans d'absence, c'est extrêmement long, surtout quand on n'a que 25 ans. C'est une partie immense de ma vie que j'avais décidé de laisser derrière moi, et c'est une partie encore plus immense que j'ai laissé passer. Sept ans sans lui, et malgré tout c'est comme si je revenais d'un simple voyage pour le boulot, ou que lui en revenait, pareil. Je sais pertinemment que ce n'est pas le cas, mais merde. J'ai attendu trop longtemps pour ne pas me réjouir de ces retrouvailles. D'autant qu'elles se déroulent sans aucun accroc, c'est comme si on était sur la même longueur d'ondes, comme si on s'était consultés et qu'on avait planifié notre rencontre au détail près. Et pourtant, pas du tout.

Lorsque je m'éloigne de lui, il relève les yeux et me rend mon sourire. Ça fait tout chaud dans ma poitrine, comme si on avait allumé la cheminée de mon cœur et que mes sentiments s'étaient allongés devant le feu et buvaient tranquillement du champagne sur une peau de bête. Ouais, c'est trop étrange comme comparaison, mais c'est ce que je ressens alors merde. Ses joues se colorent à nouveau et je fonds. On dirait un enfant, ou une jeune femme qui entend qu'elle est magnifique au bal de promo. J'ai de nouveau envie de rire, mais il risque de le prendre pour lui alors je préfère pas.

Ça commence à me faire un poil flipper. Il m'a demandé de ne pas repartir, je lui réponds dans son sens, et il ne réagit pas. J'm'attendais pas à une explosion de joie ni à un départ immédiat ou quoi que ce soit d'aussi ostentatoire, mais un minimum, quand même. On est tous les deux d'accords, alors je vois pas pourquoi il tire cette tronche. Sa main se pose sur ma joue. Y'a un truc qui va pas. Elle tremble contre ma peau. J'aime pas ça bordel, j'aime pas ça du tout ! Et son "je n'demande que ça" sonne mal à mes oreilles. Ça me dit rien qui vaille. Je le connais. Je le savais. Pas sérieux ? Un crétin dans un café ? Mais de qui il parle là ?! De quoi il me parle ? De quel droit il me dit quelque chose comme ça ? Maintenant ? J'écarte sa main de ma joue, doucement.

Est-ce qu'il se rend compte de ce qu'il est en train de me dire là ? Il se fout de ma gueule en fait, c'est bien ça. Si je repars pas et que j'pars pas avec lui j'fais quoi moi ? J'vais pas rester dans cette ville pourrie comme un gros con simplement parce que Tom me l'a demandé. J'suis con mais y'a des limites. Il ose même pas me regarder. Ça m'étonne pas tiens. Je me mords la lèvre, j'ai envie de me l'arracher. Peut-être que ce que je viens d'entendre me fera moins mal une fois que j'aurais une lèvre en moins. C'est dingue ça, j'y crois pas. Il soupire, secoue la tête et soupire à nouveau. Oui, vas-y mon gars, c'est bien toi qui est en droit de soupirer comme un taureau.

C'est pas une bonne idée. Mais je m'en balance des bonnes idées moi ! La boule est revenue, la cheminée s'est éteinte. La nausée est revenue aussi. Sauf que tout à l'heure, j'avais pas vraiment envie de vomir. J'arrête de me mordre la lèvre. Oh putain, j'vais dégobiller ! D'un bond, je me lève et cours jusqu'aux toilettes. J'entre dans une cabine, n'importe laquelle je m'en tape, me penche sur la cuvette et rends mes trois derniers repas. Je relève la tête. Tiens, ça n'a pas changé ici. Il a même pas pris la peine de refaire la déco. Je me souviens de la première fois que j'ai couché avec Tom, ici même, et suis obligé de me pencher à nouveau au-dessus de la cuvette pour vomir.

Génial. Un râteau plus du vomi. Finalement, j'ai vachement bien fait de revenir. Ouais, meilleure idée du monde. Bien joué Ryan. Voilà qui prouve que t'es toujours aussi con qu'avant. T'as tout gagné. T'as plus qu'à rentrer te terrer chez toi, peut-être même te pendre. Oh quoique, t'as tenu jusqu'à maintenant. Tu vas retourner dans un de tes pays pauvres à la con et tu vas choper une merde. Comme ça, tu pourras crever là-bas et te faire enterrer selon leurs coutumes. T'es heureux j'espère, parce que c'est tout ce que tu mérites. Gland.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Ven 26 Déc 2014, 22:55

Il y a des gens dont la capacité à tout faire foirer dépasse largement l'entendement. Tom n'en avait jamais douté, il faisait partie de ces gens-là et venait encore une fois de le prouver. Il aurait simplement pu se contenter de profiter de leurs retrouvailles si méritées, de garder un air con et un sourire heureux sur la gueule jusqu'à la fin de la journée, de voleter sur un nuage foireux tant le bonheur de le savoir là était grand... Mais non. Il avait préféré jouer les troubles-fêtes une fois de plus, de faire en sorte que les bons souvenirs de cette rencontre virent aux mauvais. Comme toujours... Pourtant, pour une fois, ça partait d'une bonne intention. Le résultat était certes le même, bien sûr, mais il avait simplement voulu penser à Ryan avant de penser à lui, de lui éviter les risques d'une déception de plus. Ca n'avait pas été la meilleure manière de le faire, c'était certain, mais il n'en avait pas trouvé d'autres sur l'instant. Peut-être aurait-il simplement dû s'abstenir de trouver quoi que ce soit. Sûrement... Enfin, quand on est con... Il repoussa finalement sa main, son refus était doux malgré tout, il ne l'avait pas viré brusquement mais le choc restait le même. C'était parfaitement mérité, justifié mais il avait espéré, au fond, qu'il comprendrait. Qu'il comprendrait quoi ? Qu'il avait été le dernier des abrutis parce qu'il flippait de ce qu'il pourrait arriver par la suite ? Qu'il était plus doué pour rater sa vie pour éviter des risques qui n'existaient que dans sa tête que d'assumer pleinement ce qu'il voulait pour être heureux au moins un temps ? Personne ne pouvait comprendre des débilités comme ça, pas même lui.

Son cœur semblait vouloir se barrer. Même lui ne parvenait plus à le supporter, las de le voir s'efforcer de mettre la merde dans tout ce qu'il faisait. Le silence qui s'était installé sur leur table n'avait rien de rassurant, au contraire. Le guitariste le sentait peser lourd sur ses épaules, ployant presque sous son poids. Il aurait bien pu l'écraser, l'étouffer qu'à l'instant ça n'avait plus grande importance. Et dire qu'ils avaient été si heureux de se revoir, quand bien même ça avait été étrange au premier abord, qu'ils avaient retrouvé tout ce qu'ils avaient perdu sans vraiment se poser de question... Qu'il avait fallu qu'il ouvre la bouche pour que le bonheur hésitant se fasse la malle sans demander son reste. Pauvre Ryan... C'était justement ça qu'il avait voulu éviter. Lui faire du mal, encore. Bien sûr qu'il avait envie de le voir venir avec lui mais c'était pas normal... ? C'était une idée balancée sans réfléchir, abandonnée au milieu du merveilleux moment qu'ils partageaient, non ? Non... Il n'avait même pas besoin de poser réellement la question pour savoir pertinemment que demain ou dans dix ans, l'envie serait toujours la même. Pour lui, en tout cas... Il y avait fort à parier que le pauvre jeune homme ait finalement changé d'avis. Il devait être en train de le maudire à l'heure qu'il était. Il fallait se rattraper, lui dire combien il était désolé d'avoir douté comme ça, lui demander pardon des millions de fois s'il fallait ! Il était encore là, après tout... A peine eut-il eu le temps de penser cela que Ryan se leva brutalement, s'enfuyant à toute allure. Il l'imita machinalement, cognant dans la table au passage.

« Ryan, att... »

Trop tard. Il venait de disparaître derrière la porte des toilettes, à l'autre bout de la pièce. L'un des verres tomba après avoir chancelé un moment et se brisa dans un bruit assourdissant qui parut résonner longtemps. Le serveur lui lança un regard noir mais il ne le remarqua même pas, enjambant simplement le cadavre transparent avant d'emboîter le pas du brun. S'il ne mit pas longtemps à rejoindre la porte, il hésita plusieurs secondes la main sur la poignée. Son sang battait à ses oreilles, il n'entendait plus rien. Son équilibre semblait l'abandonner petit à petit. Il n'avait certainement plus aucune envie de le voir. Il allait lui dire qu'il le détestait, qu'il aurait mieux fait de jamais refoutre les pieds ici, lui hurlerait de dégager, de l'oublier... Mais il ne pourrait pas. Comme il ne l'avait pas pu ces sept dernières années. Ca aurait été beaucoup plus simple pour tout le monde s'il s'était contenté de tirer un trait sur cette histoire, de voir en lui qu'un ex-amant, qu'une amourette d'adolescents. Beaucoup plus simple... Tom respira un grand coup, son courage ayant disparu aussi vite qu'il était arrivé, et poussa prudemment la porte. Rien n'avait changé, à l'intérieur... Absolument rien. Il fronça les sourcils, plus pour lui-même qu'autre chose et tenta de chasser les souvenirs qui revenaient en masse. Pas le moment. Ryan était quelque part ici. Où exactement, il n'en savait rien...

« J'ai réagi comme un connard. »

Sa voix tremblait légèrement, l'appréhension sûrement. Il n'avait pas le droit à l'erreur, il en avait déjà fait une belle, une deuxième ne passerait pas. Il fourra nerveusement ses mains dans les poches de son pantalon et s'adossa aux lavabos, fixant sans vraiment les voir les portes entrouvertes des cabines qui lui faisaient face. Il aurait sûrement mieux fait de partir, de retrouver jusqu'à sa voiture et de fuir, d'oublier jusqu'à la moindre seconde de cette journée. Mais étrangement, l'idée ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Pas un seul instant il n'avait envisagé de l'abandonner une fois de plus...

« Tu m'détestes sûrement, et j'le comprends, mais je veux pas que tu penses que j'me suis foutu de ta gueule. C'est pas le cas Ryan, j'te le jure. J'ai jamais été aussi sincère qu'aujourd'hui avec toi. Ca m'fait juste flipper, pour toi surtout. Si j'te rends encore malheureux, hein ? Putain, y'a qu'à voir là ! J'suis le dernier des abrutis dès que ça te concerne. »

Il ne savait pas vraiment s'il parlait dans le vide ou non, il entendait vaguement du bruit depuis les cabines mais n'osait pas vraiment y faire plus attention que ça. Qui savait ce qu'il pourrait en comprendre, en déduire... ? Il lâcha enfin les portes des yeux et fixa ses chaussures. L'un de ses lacets commençait à se détacher. Qu'importe... Son cœur ne se calmait pas, et l'impression de vivre le moment le plus désagréable de sa vie s'imposait de plus en plus. Le bord du lavabo commençait à lui faire mal aux reins mais ça ne faisait rien, il s'en remettrait. Il n'était pas sûr de tenir vraiment debout s'il bougeait.

« Bien sûr que j'ai envie que tu repartes jamais, qu'on reste ensemble pour toujours, j'ai l'impression d'avoir attendu des années qu'tu m'dises des truc comme ça ! Mais je veux pas que tu finisses par le regretter un jour, je veux pas te remettre dans l'état dans lequel je t'ai laissé, je... Je suis désolé de jamais rien faire comme il faut. Je veux pas te perdre encore une fois... »

Sa respiration se faisait difficile, il avait l'impression que son souffle avait fui en même temps que son courage et que chaque mot prononcé l'avait forcé à fuir encore un peu plus loin. L'incertitude dans laquelle il était l'angoissait, il s'attendait à voir Ryan sortir à chaque instant et passer devant lui  sans un regard avant de disparaître pour toujours... Il avait eu une chance de tout rattraper, de le récupérer pour de bon et il avait fallu qu'il la laisse filer, pire encore qu'il l'aide à déguerpir... Ou comment culpabiliser jusqu'à la fin de ses jours.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Sam 27 Déc 2014, 14:38

Heureusement qu'il n'y a personne d'autre dans ce foutu bar. Putain, pourquoi être revenus ici ? Je supporte pas de me trouver dans un tel état de faiblesse devant des gens, et encore moins devant des gens que je connais pas. Voilà quelque chose d'autre qui a changé. Autrefois, j'aurais sans doute fait une scène en plein milieu du bar bondé. Mais plus aujourd'hui, j'préfère rendre mes repas, c'est tellement plus enrichissant. Je soupire. Qu'est-ce que j'ai pu être con. Au jeu de qui fera le plus souffrir l'autre, Tom vient sans aucun doute d'égaliser. Et je sais que j'pourrais pas faire plus. J'crois bien qu'il a gagné. Si j'étais pas dans cet état, et si j'avais six ans de moins, je serais probablement allé le féliciter. Même si je compte les points dans ma tête et qu'il est pas du tout au courant. J'étais vraiment un imbécile.

J'ai mal au dos, j'ai mal à la tête, et j'ai même pas réussi à vomir cette foutu boule en travers de ma gorge. C'est pas possible, elle va pas me lâcher celle-là ! Je suis recroquevillé au pied de la cuvette, on dirait presque que j'enlace les toilettes. J'entends la porte s'ouvrir, des pas sur le carrelage. Sans doute qu'un nouveau client est arrivé. Il a eu le bonheur de rater la micro-scène et la course jusqu'ici. Chanceux. J'ai les yeux qui brûlent et je renifle. Je sais pas trop si c'est des larmes de peine ou si c'est juste que ça m'a réellement irrité l’œsophage. Ouais c'est ça, je sais pas si c'est ce que m'a dit Tom ou ce qui a suivi ici qui me fait le plus mal. En réalité, bien sûr que je sais. Mais je sais pas lequel des deux me pique les yeux, voilà tout.

Comme un connard ? Non, j'aurais pas dit comme un connard. J'aurais dit un véritable enculé. Mais ce serait jouer sur les mots, non ? Sa voix tremblote je crois. Eh ben quoi ? Qu'elle tremblote si elle veut. J'suis en train d'enlacer une cuvette, alors sa voix peut trembloter autant qu'elle le souhaite ! D'ailleurs, j'devrais peut-être tirer la chasse et sortir. Non, j'ai pas envie de sortir, j'ai pas envie de me retrouver face à lui comme ça. En plus, j'suis sûr que quand je vais parler, ma voix aura perdu presque une octave. Je vais quand même au moins m'essuyer la bouche. Je prends un morceau de papier et le passe autour de mes lèvres. Y'a de ça quelques minutes à peine, elles étaient posées contre les siennes. C'est dingue, la vie, hein.

Tom reprend la parole, je l'écoute alors que je jette négligemment le papier dans la cuvette. Qu'est-ce que c'est que ce postulat ? Je l'ai jamais détesté pour quoi que ce soit, et je pense sincèrement pas que c'est aujourd'hui que ça va commencer. J'suis peut-être le pire des débiles, mais j'peux tout simplement pas. C'est plus fort que moi, tout mon être est contre le fait de le détester, et s'il reparle de le détester, j'vais vomir à nouveau, bien que mon estomac soit totalement vide. Comment voulait-il me rendre malheureux en acceptant de vivre avec moi ?! Comment serait-ce possible ? Je ... C'est comme si je n'avais voulu que ça depuis que je suis parti ! Qu'il quitte Sam et qu'il vienne me rejoindre, ou n'importe quelle coïncidence qui aurait pu conduire à tout ce qu'on s'est dit aujourd'hui ! Bien sûr, sans le "c'est une mauvaise idée" qui a précédé mon escapade aux toilettes.

J'ai le cœur au bord des lèvres. Comme s'il voulait se tirer. Tiens, si t'as pas l'impression d'être malheureux, j'me casse. J'en ai ma claque de vos conneries de gamins. Vous pensez avoir grandi et je sais pas quoi mais que dalle. Vous êtes toujours aussi peu doués l'un comme l'autre. Et qu'aucun ne prenne la responsabilité entièrement, vous êtes tous les deux en tord parce que vous êtes deux bras cassés quand ça touche à vos sentiments profonds. Après tout, on peut pas trop vous en vouloir mais merde, putain, je sais pas moi embrassez-vous, barrez-vous main dans la main et voilà ? C'trop compliqué peut-être ?!

'Tain. Mon cœur a raison. J'aurais jamais pensé dire ça un jour, et en même temps j'aurais jamais pensé qu'il viendrait à me parler, non plus. Mais mais mais ... S'il le veut, et que je le veux, pourquoi on se met toujours des bâtons dans les roues ? Pourquoi, bordel, on n'est pas foutus de profiter de ce qu'on a ? Comme si un jour j'allais regretter de passer ma vie avec lui ! Je sais même pas comment ce serait possible, genre vraiment. C'est quoi l'état dans lequel il m'a laissé ? Parce que dans mes souvenirs, on s'est laissés mutuellement, et on était tellement cons qu'on s'est fiancés chacun de notre côté. Et ensuite je me suis barré. Alors je vois pas vraiment de quel état il parle. Mais il doit le savoir mieux que moi, c'est bien moi qui ai perdu la moitié de mes souvenirs, après tout.

Je me lève, enfin. Je crois que sa dernière phrase m'a fait l'effet d'un électrochoc, ou un truc du genre. Quelque chose qui m'a poussé à enfin bouger mon cul et putain, aller chercher cette fin heureuse que je pense sincèrement mériter. Je regarde la cuvette, tire la chasse et pousse la porte. Tom est là, face à moi. J'ai envie de l'embrasser. Mais ce serait tellement dégueulasse. Lentement, un pied devant l'autre, je m'approche de lui. Arrivé à quelques centimètres de son corps, je m'arrête. Je le détaille, de bas en haut. Ses chaussures avec un lacet défait, son jeans beaucoup plus adapté qu'à l'époque, son t-shirt qui ressemble effectivement plus à un t-shirt que ceux qu'il portait avant, son cou, son visage, ses yeux. Je frissonne. Putain. Sans prévenir, je passe mes bras autour de son cou et le serre contre moi. Regardez-le, putain, je veux passer ma vie avec lui. J'arrive même pas à lui en vouloir un petit peu. Je m'en fous, j'ai pas envie de lui en vouloir bordel.

Je prends bien soin de regarder dans la direction opposée à lui, en fait je fixe la porte d'entrée des toilettes. J'ai pas de chewing-gum sur moi, et encore moins de brosse à dents. Glamour, Ryan, très.

"T'aurais pas un chewing-gum, par hasard ?"

J'avais raison, j'ai perdu une octave. On dirait le Fantôme de l'Opéra. J'ai envie de rire, mais j'ai un peu mal à la gorge, quand même.

"Pourquoi tu voudrais que je le regrette, hein ? Jusqu'à présent, j'avais strictement personne. Maintenant je t'ai toi. T'es le seul qu'il me faut, Tom. Quand j'suis parti, je voulais que ce soit toi qui me déteste le plus, parce que je voulais que ce soit toi qui souffre le moins. Je ..."

Ma voix s'éteint. La boule est repartie.

"Je t'ai tellement toujours aimé. C'est impressionnant. Je pensais pas pouvoir éprouver ça, et encore moins aussi longtemps, aussi fort. C'est à tes côtés que j'ai toujours voulu passer ma vie. Peu importe ce que j'ai fait, à l'époque, ce que j'ai dit voire même ce que j'ai pensé. C'est toi l'homme de ma vie. Le seul. L'unique."

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Sam 27 Déc 2014, 23:44

Un bruit plus fort que les autres, une chasse d'eau tirée puis la porte s'ouvrit. Le cœur de Tom s'arrêta un instant, juste le temps de voir ce qui allait se passer ensuite. Il ne savait plus à quoi s'attendre, si tant était qu'il l'avait su un jour... La logique lui hurlait de fuir maintenant, avant de comprendre clairement qu'il avait tout fichu en l'air par ses conneries. Les secondes semblaient s'étirer à l'infini, histoire de le laisser rendre pleinement conscience qu'il était définitivement trop con, qu'il avait renoncé à la seule personne qu'il avait aimé jusque là, qu'il était certain d'aimer toujours. Il s'était attendu à entendre la porte claquer, ou bien sentir violemment sa main atterrir sur sa joue, ou encore l'écouter s'époumoner toutes les horreurs qu'il pouvait bien penser de lui... Rien ne vint, pourtant. Lentement, avec toutes les précautions du monde, il releva les yeux vers le jeune homme. Il est là, à quelques centimètres à peine, les yeux rivés sur lui, le détaillant comme rarement auparavant. C'était une sensation bizarre, comme s'il était totalement mis à nu, comme si son regard pouvait lire en lui comme dans un livre. Il ne se souvenait pas lui avoir caché quoi que ce soit, il ne l'avait pas fait davantage aujourd'hui mais de savoir qu'il ne pourrait de toute manière pas le faire quand bien même il en aurait eu envie, c'était totalement différent. Ca ne le dérangeait pas vraiment. Il avait confiance. Ca finissait par le même un peu mal à l'aise, malgré tout...

Heureusement, il ne resta pas là, à le fixer, indéfiniment. Il finit par bouger, lui laissant tout le loisir d'imaginer une fois encore qu'il allait prendre la poudre d'escampette. Mais une fois encore, il n'en fit rien. Ses bras vinrent se glisser autour de son cou. Le cœur du guitariste accepta de se remettre à battre correctement. Il l'attrapa doucement par la taille, timidement presque, resserrant son étreinte. Il était pas parti. Il n'avait pas réussi à le faire fuir. Il enfouit son visage dans son cou, un sourire idiot et rassuré sur les lèvres, avant de déposer un discret bisou sur sa peau. Il ne le lâcherait plus, plus jamais. Il avait suffisamment joué les imbéciles aujourd'hui. Il avait perdu, n'était visiblement pas encore assez débile, mais qu'importe. Pour une fois, il voulait bien accueillir la défaite à bras ouverts. Il n'avait jamais été aussi près de lui depuis des années, même un peu plus tôt, la maudite banquette sur laquelle ils étaient assis rendait leur rapprochement plus difficile, là, il n'y avait plus le moindre millimètre qui pouvait les séparer, et il n'avait pas envie que l'un d'eux ne revienne un jour. Il se redressa finalement, posant ses prunelles sombres sur le visage de son amoureux. Il regardait la porte, sans qu'il ne puisse comprendre pourquoi personne n'allait rentrer, enfin normalement. Il n'y avait personne... Et puis quand bien même ça aurait été le cas, ils avaient eu bien pire à supporter qu'être interrompus en plein câlin. Du moins lui semblait-il... Sa question le surprit légèrement, lui tirant l'esquisse d'un sourire amusé.

« Dans la voiture. »

Sur lui, il n'avait que son porte-feuille et ses clés. Pas sûr que ça lui soit d'une quelconque utilité. Après, s'il le fallait vraiment, il l'abandonnerait quelques secondes afin d'aller lui chercher mais il n'était vraiment pas très enthousiaste à cette idée. Il avait l'impression que ça faisait des jours, des semaines même, qu'il n'avait pas eu l'occasion de le sentir contre lui alors qu'au fond, ça ne faisait qu'une petite poignée de minutes, juste avant qu'il ne se décide à tout gâcher. Enfin, presque tout puisque Ryan ne semblait pas véritablement lui en tenir rigueur, ni avoir réellement l'intention de le quitter sur le champ. Fort heureusement d'ailleurs. Il s'appuya de nouveau au lavabo, sans pour autant se détacher du beau brun, l'admirant seulement d'un tout petit peu plus loin. Ses mains, croisées au creux des reins de celui-ci, s'efforçaient de le maintenir toujours très près de lui, espérant éviter la moindre fuite. Juste au cas où... Lorsqu'il reprit la parole, Tom se sentit particulièrement idiot, baissant presque honteusement les yeux alors qu'il haussait les épaules. Qu'est-ce qu'il pouvait en savoir du pourquoi il l'aurait regretté ? Il se souvenait l'avoir fait pleurer tant de fois, l'avoir rendu malheureux tant de fois, avoir fait de sa vie un enfer tant de fois... Tout lui semblait largement suffisant pour qu'il le regrette, aujourd'hui et pour les cinquante années à venir. La suite le fit rougir brusquement. Rien à voir avec les quelques couleurs pâlichonnes qu'avaient pris ses joues jusque là, tout juste bonne à lui donner l'air d'une jeune fille un peu gênée. La chaleur lui tomba dessus sans prévenir, le brûlant intégralement. Il était tellement ridicule.

La voix de Ryan se perdit un moment, laissant une phrase disparaître sans jamais la terminer. Il releva machinalement les yeux vers lui, comme pour s'assurer que tout allait bien. Visiblement, c'était le cas. Il en profita discrètement pour l'observer à nouveau, reprenant ses anciennes habitudes avec une facilité déconcertante. Combien de temps il avait passé à l'admirer, un sourire débile sur les lèvres, en se disant qu'il avait de la chance, que son copain était le plus beau garçon que la Terre ait pu porter... ? Il avait continué même une fois qu'il était parti, contemplant l'image qu'en avaient gardé ses souvenirs. Il reprit. S'il avait été profondément touché mais également gêné par la première partie de son discours, ça n'était rien face à ce qu'il l'attendait là. Sa gorge se noua tandis que ses yeux se mettaient à piquer légèrement, brillant plus que de raison. Son cœur battait trop fort, il y avait de grandes chances que tout le quartier parvienne à l'entendre, trop vite aussi. Il ouvrit la bouche pour lui répondre – il ne savait pas quoi – mais aucun son n'en sortit. S'il s'était attendu à une telle déclaration... Il sentit ses lèvres se fendre d'un sourire tout simplement heureux sans pouvoir contrôler quoi que ce soit et resserra tendrement son étreinte autour de la taille du jeune homme.

« A la fin de ton séjour ici, on va chercher tout ce qu'il te reste d'affaires et on passe chaque jour du restant de notre vie ensemble. Jusque là, je te kidnappe, je te séquestre, j'm'en fiche mais il est hors de question de te partager avec qui que ce soit, même pas une seconde. Ca fait bien trop longtemps que j'espère te retrouver, que j'imagine ce moment. Je t'aime Ryan. » souffla t-il alors que l'une de ses mains montait et descendait dans de longues caresses le long de son dos. « J'ai jamais réussi à tirer un trait sur les promesses qu'on s'était fait, même après sept putains d'années, j'ai jamais arrêté d'y croire. J'aurais jamais dû douter, je suis vraiment désolé. Pardon. »

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Dim 28 Déc 2014, 15:27

J'ai l'impression de ne l'avoir jamais quitté. Comme si je le connaissais par cœur, malgré les années qui ont passé, malgré nos expériences, malgré tout ce qu'il a pu se dérouler dans nos vies respectives. Comme si, à la seconde où on s'est embrassés, je l'avais apprivoisé à nouveau, j'avais retrouvé ma place dans sa vie, je le connaissais à nouveau, j'avais oublié que j'avais voulu oublier tout ce qui pouvait avoir un rapport avec lui. J'ai tout évincé, et j'ai retrouvé ce que j'avais perdu et ce que j'avais toujours voulu récupérer. Il m'enlace en retour. J'avoue que je m'y attendais qu'à moitié. Après tout, Tom n'est pas ce que j'appellerais quelqu'un de prévisible. En réalité, je dirais même que c'est tout le contraire et j'ai remarqué, souvent quand ça a trait à moi d'ailleurs. C'est sans doute un peu prétentieux de dire ça. Je l'ai retrouvé. Le yin de mon yang, le Laurel de mon Hardy, le Jack de ma Rose ... J'en ai tellement des comme ça. Je profite de chaque seconde passée si proche de lui que j'ai l'impression qu'il fait partie de moi.

Bon. Il a des chewing-gum dans la voiture. Au pire des cas j'pourrais toujours demander au barman s'ils ont pas des gommes qui traînent, juste histoire d'arrêter de puer de la gueule. Ou un citron, j'pourrais croquer dedans, ou mettre du jus avec de l'eau. Enfin, je trouverais bien de quoi ne plus sentir ce que je sens. J'avoue que franchement, je sais pas ce qui a pu provoquer ça. J'ai jamais réagi aussi violemment à quoi que ce soit. Il me semble que même lorsqu'on était ensemble, j'ai jamais fait de rejet comme ça. Je tentais de me jeter sous un bagnole, à la place, ce qui était somme toute bien plus enrichissant, n'est-ce pas ?

Ses mains dans mon dos provoquent des frissons sur tout mon corps. A nouveau, je sens chacun de mes poils se dresser. J'ai le sentiment d'être conscient d'énormément de choses autour de nous et en même temps, je sais que j'en ai rien à foutre. On est dans les toilettes, en train de s'enlacer appuyés contre un lavabo. Quand est-ce qu'il s'est appuyé contre le lavabo ? J'en sais rien, j'en sais foutrement rien et j'avoue que je m'en balance. Appuyé contre le lavabo, assis sur une banquette, dans une voiture, peu importe l'endroit et la position dans laquelle il se trouve, je le veux tout entier, tout le temps. Il pose ses yeux sur moi et ça me brûle légèrement. Une agréable brûlure, j'ai envie de dire comme quand on rentre dans son bain chaud. Voilà. Son regard me fait l'effet d'un bain chaud. Doux et agréable. Je souris légèrement, un peu en coin, un peu mal à l'aise aussi. Je m'inquiétais de savoir si je lui plaisais encore, je pense que son regard est assez parlant.

Ah, voilà, lui non plus ne sait pas comment je pourrais regretter quoi que ce soit. Il baisse les yeux comme si je l'engueulais. C'est pas du tout le cas, ceci dit. J'aurais peut-être eu des raisons de le faire, mais jamais je l'engueulerai pour ça. C'est une bêtise, voilà tout. Je ne regrette pas un seul moment passé à ses côtés, pas un. Alors je vois pas ce que je pourrais regretter à passer ma vie avec lui. Etant donné qu'il s'agit exactement de ce que je veux. J'suis peut-être un abruti, j'suis sans doute parfois un peu con, mais je sais ce que je veux. Je l'ai fait rougir. J'crois que je l'avais encore jamais vu aussi rouge de toute ma vie. C'est ... C'est bon signe j'espère. Il est quoi ? Touché, gêné ?

Il relève les yeux vers moi pendant que je cherche comment formuler ma phrase pour pas passer pour un gros boulet désespéré, mais juste pour le mec amoureux du même type depuis tellement longtemps que je le compte même plus. J'crois que j'étais amoureux bien avant de commencer à discuter avec lui. Je sais pas trop quand ça a commencé, mais une chose est sûre, ça ne s'arrêtera jamais. J'ai cru que c'était possible, et en fait rien ni personne n'a jamais surpassé ce mec dans ma vie et dans mon cœur. Même pas le fait d'avoir trouvé un frère aimant. Bon Dieu, je vais revoir Gus', alors !

Ma déclaration lui fait briller les yeux. Je sens son cœur contre ma poitrine, comme si c'était le mien. C'est un peu ça, en fait, j'me trompe ? Je le sens rapide, et très fort. J'ai envie de lui dire de se calmer, mais le mien bat plus ou moins pareil. Ce serait l'hôpital qui se fout de la charité. Il ouvre la bouche et la referme avant de me sourire. Je lui rends son sourire. Ça alors, j'lui ai coupé la chique dis donc ! Si j'avais pensé un jour réussir à faire perdre ses mots à Tom ! On a tellement toujours cru qu'on se foutait mutuellement de la gueule de l'autre. C'est horrible quand j'y repense. On était vraiment deux pestes en fait, quand on se retrouvait ensemble. On s'aimait tellement qu'on pouvait pas se voir en peinture. Pour la troisième fois depuis qu'on est ensemble, j'ai envie de rire.

Il me rapproche plus de lui, et je n'en suis que plus heureux. L'une de mes mains va se perdre dans ses cheveux, alors que l'autre est posée sur sa nuque. A la fin de mon séjour ? Ce serait que de moi, mon séjour s'arrête immédiatement. J'ai plus besoin de traîner dans les rues à la recherche de souvenirs à oublier, puisqu'il est là maintenant. J'ai plus besoin de tirer un trait sur quoi que ce soit, puisque je l'ai retrouvé. Il veut pas me partager ... Comme si j'avais quelqu'un avec qui partager quelque activité, ici. A la base j'avais prévu d'aller boire tout seul et de rentrer à l'hôtel seul également. C'est pas comme si je connaissais encore du monde ici. Je sens sa main dans mon dos et cette sensation est merveilleuse. J'ai toujours aimé comme il me caressait le dos, et ça n'a pas changé.

Si je m'attendais à ça. Nos promesses d'éternité, y'a encore quelques dizaines de minutes, j'aurais dit que c'étaient de simples conneries d'ados perdus, déboussolés. J'avais trouvé une famille en lui, alors que la mienne m'avait tourné le dos. Et même quand j'ai trouvé Gustav, avoir Tom près de moi était tellement important. Quand je suis parti, il a été le seul auquel j'ai pensé, toutes ces années. Des promesses d'éternités. Alors il n'a jamais oublié, lui non plus ... Le jour où il s'est marié, j'ai perdu espoir. Non, non, pourquoi est-ce qu'il s'excuse. J'ai les yeux qui piquent. Putain. Un partout, balle au sens mon chéri.

"T'as rien à te faire pardonner, mon ange. Rien du tout. Tu ... On est en train de réaliser mon rêve le plus cher et le plus secret. Alors je ... Merci. Sincèrement. Je t'aime tellement."

A contre-cœur, je me sépare de lui. J'ai envie de l'embrasser à nouveau, mais c'est toujours aussi dégoûtant. Je prends une de ses mains dans la mienne, entrelace nos doigts et l'embrasse. C'est déjà ça, mieux que rien quoi. Je lui souris et l'emmène à nouveau dans la salle principale. C'est bien beau, mais faut au moins payer quoi. Arrivé près de notre table, j'examine carnage.

"Holà, qu'est-ce qui s'est passé ici ? Tu t'es battu avec quelqu'un ?"

Je lui souris et lui fais un clin d'oeil avant de me mordre la lèvre. Je regarde le serveur, et lui demande du citron. Il m'amène un citron coupé en quartiers. Je lâche la main de Tom et mords à pleines dents dans chacun des quartiers, un à un. Le citron seul c'est pas mon fruit favori, quoi, mais quand il faut, il faut.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Dim 28 Déc 2014, 21:00

Cette proximité était tout simplement extraordinaire. Le monde aurait bien pu s'effondrer que ça n'aurait pas suffit à entacher le bonheur qu'il pouvait bien ressentir à présent. Il avait fallu des années mais finalement sa vie avait repris le plus normalement du monde. Tout ne semblait aujourd'hui n'être qu'une pause, une pause destinée à mieux se retrouver par la suite ni plus ni moins. Et putain que ça avait bien fonctionné ! Il n'avait même plus tant l'impression d'être revenu en arrière, d'avoir à nouveau dix-neuf ans, non, c'était tellement mieux. L'avenir qui se profilait désormais paraissait radieux. Un peu inquiétant, aussi, mais bon, on ne se refaisait pas. Aujourd'hui, il avait vingt-cinq ans, et il se sentait plus adulte qu'il ne l'avait jamais été jusque là, plus prêt que jamais à vivre réellement sa vie. C'était bizarre à dire, d'ailleurs, comme s'il n'avait fait qu'attendre ce moment-là pendant tout ce temps. Est-ce que c'était le cas ? Sûrement un peu... Beaucoup ? D'accord, sûrement beaucoup. La main de Ryan vint se loger dans sa nuque tandis que l'autre jouait vaguement dans ses cheveux. Ca aurait pu être le moment le plus parfait du monde, s'ils n'avaient pas été dans les toilettes miteuses d'un bar... Bon, il fallait croire qu'ils étaient abonnés à vivre des instants merveilleux dans des endroits pourris, puisqu'ils avaient connu celui-ci auparavant, et qu'ils les avaient enchaînés par la suite. Ca ne faisait sûrement rien puisque, dans le fond, ça n'enlevait rien à la magie de ce qu'ils vivaient.

Qu'il lui avait manqué... Toutes les barrières qu'il avait pu essayer de dresser ces dernières années avaient tout bonnement volé en éclats, elles n'avaient finalement jamais vraiment existé. La voix du brun remplit à nouveau la pièce. Il pourrait l'écouter parler pendant des heures, rattraper toutes ces interminables journées passées sans l'entendre... Il ne mit pas longtemps à se concentrer sur ce qu'il disait, sursautant discrètement en entendant le surnom qu'il lui avait donné. Il détourna les yeux une seconde, un peu mal à l'aise mais plus heureux que jamais. Après, il savait pertinemment qu'il n'était pas un ange et qu'il ne le serait jamais. Enfin... Il n'avait plus envie de le contredire, ni de prendre le risque de gâcher une fois de plus ce qu'ils étaient en train de reconstruire. Ils n'avaient visiblement pas beaucoup de mal à y parvenir. En quelques dizaines de minutes, ils avaient réussi à balayer sept ans d'absence et de séparation, se retrouvant comme s'ils s'étaient laissé sur un « à demain » un peu plus long que prévu. Lorsqu'il le remercia, Tom secoua doucement la tête, un sourire amoureux et attendri étirant ses lèvres. Il n'avait pas à lui dire merci alors qu'il faisait simplement ce qu'il aurait dû faire depuis bien longtemps déjà. Et puis, aussi égoïste que ça puisse être, il n'avait pas d'abord pensé à Ryan dans cette histoire... Son cœur semblait euphorique, battant dans tous les sens comme s'il avait été un gamin un jour de Noël. Drôle de sensation.

« On fera tout pour que ça soit mieux encore que tout ce que t'as pu rêver. J'veux te rendre heureux cette fois, pour de vrai. Et pour toujours. »

C'était la première fois qu'il savait  réellement que cette notion d'éternité avait un sens, que ce n'était pas simplement des mots d'ado qui espérait vaguement que ce soit vrai. S'ils en étaient là, ce n'était certainement pas pour rien, aussi il avait la certitude que ça durerait désormais jusqu'à la fin des temps. Ils ne seraient pas toujours d'accord, s'engueuleraient probablement quelques fois bien sûr, mais tout reviendrait toujours dans l'ordre, parce qu'ils étaient fait pour être ensemble, pour passer leur vie près de l'autre. Lorsque Ryan s'éloigna, le guitariste se sentit immensément vide. Il n'avait pas peur de le voir s'éloigner, pas cette fois, mais il avait l'impression de n'avoir jamais rien connu d'autres que la présence du corps du brun contre le sien. Il glisse sa main dans la sienne et entrelace leurs doigts. Le sourire de Tom s'agrandit à cette vision, les souvenirs remontèrent d'eux-même. Ses lèvres se posèrent sur le dos de sa main, le frustrant un peu mais il n'en laissa rien paraître, se contentant de le suivre hors des toilettes. Il s'en sera passé des choses dans cette pièce. A cette pensée, il ne put se retenir de pouffer discrètement. Ses doigts se resserrèrent tendrement sur ceux de Ryan. Qu'il était bon de le sentir là. Il n'avait jamais vraiment apprécié faire les trucs tout seul, imaginant facilement qu'on pouvait payer des gens pour les faire à sa place, mais pour la première fois de son existence, il était plus que ravi d'avoir eu à bouger son cul pour aller chercher son sac égaré jusqu'à ce satané aéroport... La remarque de Ryan le fit clairement rire. Il hocha tristement la tête alors qu'il lâchait sa main et s'affairait à ramasser les plus gros morceaux de verre. Le serveur, après avoir donné le citron demandé par son homme vint lui prêter main forte avec pelle et balai.

« Ouais, avec c'te table. » reconnut-il en désignant la fautive d'un geste du menton. « Elle avait décidé que j'te suivrais pas. N'importe quoi, j'te jure. »

Il avait un air un peu gamin mais s'en fichait éperdument. Il abandonna les morceaux de ce qui fut son verre dans la pelle de l'employé et s'essuya machinalement les mains sur son jean. Au pire, ça n'était que quelques gouttes de Coca, rien de bien grave. Il fouilla dans sa poche et en sortit de quoi payer les consommations, abandonnant l'argent sur la petite table qu'ils avaient occupée jusque là. Il ne savait pas vraiment si Ryan avait eu pour but de quitter le bar dans l'immédiat, mais bon, lui ne voyait pas vraiment de raison de s'y attarder plus longtemps... Il releva finalement les yeux vers le brun, tout occupé à mordre dans son citron, ce qui lui arracha une grimace compatissante. C'était tellement pas bon, ce truc... Enfin pas comme ça en tout cas. Il aurait été bien incapable de dire combien de temps s'était écoulé depuis qu'ils s'étaient retrouvés. C'était à la fois très court et très long, c'était étrange... Il avait l'impression qu'une vie entière avait passé, mais en même temps, qu'ils s'étaient revus quelques secondes plus tôt à peine. Il ne voulait pas vraiment savoir, ça ne lui servirait à rien. Il attendit sagement qu'il ait terminé d'assassiner son fruit, sans jamais le lâcher des yeux. Lorsque ce fut fait, il enroula lentement ses bras autour de sa taille et posa enfin ses lèvres sur les siennes. C'était un peu acide mais il s'en fichait éperdument.

« Qu'est-ce que t'avais prévu pour le reste de ta journée ? »

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Mar 30 Déc 2014, 18:10

La dernière fois que quelqu'un m'a promis un toujours, je n'y croyais même plus. En vérité, je pensais plus ça possible. Toujours, ça voulait dire quoi, hein ? Dans la bouche de Max, ça paraissait une éternité alors qu'on savait lui comme moi qu'on était condamnés. Et aucun des deux ne voulait se battre, on avait décidé d'accepter et de partir quand il le faudrait. Alors promettre un toujours, à la limite, c'est facile, quand on sait que ce toujours durera tout au plus six ans. Mais je pouvais pas lui dire ça, bien sûr, parce que moi aussi je lui promettait une éternité limitée dans le temps. Comme une offre au McDonald's, en fait. Tu sais quand ça commence, tu sais que c'est très limité, mais t'es en suspense, un peu. Dans la bouche de Tom, ça semble si vrai, si juste, si probable. Comme si en me promettant l'éternité, il m'en ouvrait les portes. Il est le seul à réussir à me faire ressentir ça.

S'il savait comme il me rend heureux rien qu'en me disant ça. Je lui souris, amoureux. Si on n'avait pas su chacun ce qu'il en était, on aurait pu penser que ces coïncidences n'en étaient pas. Que l'un d'entre nous essayait de forcer le destin, et qu'il y avait réussi. Mais on n'avait tellement peu d'espoir de se revoir un jour que finalement, je pourrais pas penser qu'il a fait ça. On aurait peut-être du paraître un minimum surpris par notre rencontre fortuite et pourtant, nous ne l'étions pas. Enfin moi en tous cas, ça m'a pas étonné. Je me suis questionné, c'est vrai, mais en fait ... On est faits l'un pour l'autre et voilà tout. Je pourrais pas l'expliquer mieux que ça, c'est exactement ce pourquoi on s'est séparés et remis ensemble si souvent, et ce pourquoi il n'a fait qu'hanter mes pensées depuis mon départ. C'est également ce pourquoi nous étions si mal à l'aise au début et que nous nous sentons si libres depuis notre baiser, comme le premier.

Alors que je l'emmène vers la salle pour rafraîchir mon haleine et pouvoir l'embrasser à nouveau, je l'entends pouffer avant de le sentir serrer ma main un peu plus fort. Je tourne mes yeux vers lui et souris en coin. J'ai l'impression de savoir exactement ce qu'il est en train de penser. On devra envoyer une invitation à ces toilettes pour notre pendaison de crémaillère, c'est un peu grâce à elles qu'on en est là ! C'est comme si j'avais retrouvé ma place dans l'univers. Comme si toutes ces années j'avais juste tourné partout, essayant de trouver ma place, ou d'en voler une à quelqu'un d'autre, qui n'en voudrait peut-être pas. Aujourd'hui, avec Tom, j'ai retrouvé cette place qui me revient de droit. En même temps, je sais pas, peut-être que les savoir si proches de moi il y'a quelques jours, à Munich, peut-être que c'est ça qui m'a poussé à venir jusqu'ici. Je sais pas trop, j'arrive pas trop à me l'expliquer moi-même, pourquoi je suis venu.

Il rit à ma remarque sur une quelconque bagarre. C'était fait pour, en même temps. Je m'occupe de croquer du citron pendant qu'il ramasse les débris à l'aide d'une pelle et d'une balayette prêtées par le barman. Il va nous virer, tu vas voir, on va rien comprendre. On se bécote dans ses toilettes, on casse ses verres, on mange ses citrons. Tom m'explique qu'il s'est battu avec la table et c'est à mon tour de rire. Pauvre petit chou, la méchante table voulait pas le laisser me retrouver aux toilettes. J'en serais sans doute sorti un jour, cela dit. Mais le mal aurait été fait. Ouais, il a bien fait de la combattre, la table du Diable. Je recommence à mordre dans le citron. C'est tellement acide. Tiens, je crois que j'ai une lèvre gercée. Allez Ryan, tiens le coup, c'est pour les bisous ! Lorsque Tom pose de l'argent sur la table, je grogne de mécontentement. Les lèvres dans la peau du citron, j'ai pas d'autre choix pour lui montrer que je suis pas content qu'il aie payé mon verre aussi.

Il me regarde terminer mon agrume, et grimace comme s'il partageait l'acidité avec moi. Il ressemble à un enfant qui verrait sa maman se faire enlever une dent. Compatissant, et en même temps assez content qu'on le fasse à un autre parce que ça a l'air très désagréable. Je souris dans mon citron et je le finis enfin. J'aurais bien bu un verre d'eau, pour faire au moins disparaître les dernières gouttes qui attaquent la micro-plaie sur ma lèvre. Pour essayer d'y remédier, je passe ma langue sur ma lèvre, mais ça ne sert à rien. Bon, de toutes façons ça va passer. Sois un grand garçon Ryan, merde. Il s'approche de moi, m'enlace à la taille et m'embrasse. Tout de suite, ma lèvre va un peu mieux. C'est dingue, quand même, hein.

Ce que j'avais prévu de faire du reste de ma journée ? Euh. A la base j'avais prévu de prendre une douche sans doute, puis de marcher à l'aveuglette en ville, terminer dans un bar, peut-être celui-ci ? Me pinter la gueule, aller en boîte, probablement, reboire. Penser et repenser, faire la fermeture. Rentrer, dormir, recommencer. Jusqu'à lundi. Peut-être me souvenir, entre-temps, sans aucun doute me souvenir. Mais j'ai plus besoin de tout ça, maintenant que je l'ai lui. Je passe moi aussi mes bras autour de sa taille et penche la tête de côté avant de hausser les épaules.

"J'avais rien prévu de particulier."

Bah ouais, j'ai pas trop envie de lui avouer que je comptais me bourrer la tronche jusqu'à ne plus en pouvoir, et me balader, me souvenir pour pouvoir une fois pour toute tout oublier. Plus maintenant. Je veux garder chacun des souvenirs que j'ai de cet endroit en tête comme le début de la plus belle histoire d'amour de tous les temps. Je m'en fous des Roméo et Juliette, des Colin et Chloé, des Tristan et Iseult. C'est lui et moi. Et j'emmerde quiconque osera dire le contraire.

"Quoiqu'il arrive, je veux plus te lâcher d'une semelle. Quoiqu'on fasse, je veux passer chaque instant de ce week-end à tes côtés."

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Mar 30 Déc 2014, 23:29

Son rire le fit frissonner doucement comme s'il s'agissait d'une caresse supplémentaire. C'était stupide. C'était rassurant. Ils retrouvaient peu à peu tout ce qui avait toujours fait leur histoire. Enfin, plus ou moins... Mais il fallait reconnaître que dans les moments où ils ne se pourrissaient pas littéralement la vie, ils s'étaient tout de même bien amusés. Il se souvenait de sourires à n'en plus finir, d'éclats de rires un peu enfantins, d'une bonne humeur souvent présente dès le matin... Il y avait de grandes chances que ça revienne rapidement. Normalement... Il ne savait plus réellement ce qu'il était en droit d'attendre ou non, ce qui était logique, ce qui n'arriverait certainement plus que dans ses souvenirs. A quel point avaient-ils changé ? A quel point leur histoire s'en sortirait différente ? Bien sûr, il avait conscience que ça ne serait plus jamais vraiment pareil, et tant mieux, ça leur éviterait d'avoir à se déchirer encore comme ils l'avaient toujours fait, mais il ne pouvait que croiser très fort les doigts pour que la complicité qu'ils avaient eu à coté de ça s'invite à la fête. Il avait tout été à la fois : son meilleur ami, son amant, son confident, jusqu'à son pire ennemi même... C'est dingue à quel point il avait pu le détester parfois du temps où ils étaient encore ensemble. Il en avait été bien incapable par la suite, alors qu'il aurait eu toutes les raisons de le faire. Pendant des mois, il l'avait haï autant qu'il l'avait aimé, il avait tout fait pour le rendre aussi heureux que malheureux, avait voulu faire de sa vie un véritable conte de fée comme un enfer... Il ne savait plus tellement ce qu'il avait réussi dans tout ça. Ca n'avait sûrement plus beaucoup d'importance désormais. Sans oublier, il fallait tirer un trait dessus et repartir sur des bases plus saines. Plus adultes. Plus modérées, peut-être, aussi...

Tom ne releva pas le grognement de Ryan, se contentant de secouer doucement la tête, faussement désespéré par une telle manière de communiquer. S'il avait des objections, il pouvait les formuler, il n'allait pas le manger. Pas tout de suite en tout cas... Et puis, ça avait été fait sans arrière-pensée, comme il l'aurait fait avec un peu n'importe qui qu'il appréciait un minimum. Enfin...  Il n'était pas n'importe qui, ça n'était pas du tout ce qu'il avait voulu penser, bien sûr, mais le résultat était le même. Son citron paraissait sans fin. A croire que c'était le plus gros citron de l'univers. Pourtant il lui avait semblé d'une taille parfaitement normale, comme celle de tous les autres citrons du monde. Comme quoi parfois, il ne fallait pas vraiment se fier aux apparences, même celle des fruits et des légumes était trompeuse. Cette idée particulièrement débile l'amusa. Il ne lui en fallait vraiment pas beaucoup. Le bras du brun vint se poser autour de sa taille. Il pencha légèrement la tête. Ce geste lui tira un sourire attendri. Combien de fois il avait pu le faire, avant ! Qu'il était mignon... C'était même pire que ça. Il lui donnait, là, l'impression d'avoir retrouvé exactement l'adolescent qu'il avait quitté sept ans plus tôt. Sa main vint se perdre un instant dans ses mèches brunes, puis elle descendit doucement et lui caressa la joue. Sa peau était douce, comme elle avait pu l'être dans ses souvenirs. Le pauvre barman devait commencer à regretter de les avoir laissé entrer. S'ils commençaient à se câliner entre deux tables, ils risquaient de ne plus repartir tout de suite... Pauvre homme condamné à les supporter au beau milieu de son pub...

S'il leva les yeux au ciel, taquin, à sa première phrase – qui venait séjourner dans une ville qui était censée lui rappeler nombre de souvenirs douloureux sans avoir une raison particulière ? – la seconde fit s'agrandir le sourire qui avait pris place sur ses lèvres. Quelle coïncidence ! Il n'avait pas non plus la moindre envie de passer une seconde sans lui, si c'était pas merveilleux ! Il en avait bien trop passées à son goût pour vouloir recommencer consciemment aujourd'hui. Il savait pertinemment que, s'ils passaient le restant de leur vie ensemble comme ils le projetaient (quoi qu'encore le « si » n'était pas nécessaire puisqu'ils le feraient sans le moindre doute), ils finiraient par passer du temps l'un sans l'autre mais il voulait plus que tout profiter de leurs retrouvailles comme il se devait. Ils allaient avoir une vie pour respirer, pour se laisser souffler, pour faire des trucs chacun de leur côté, ils n'étaient pas à deux jours près. Le guitariste hocha doucement la tête, comme pour prouver son consentement. Il n'en avait pas vraiment besoin tant il était évident, d'autant plus qu'il lui avait dit plus ou moins la même chose quelques minutes auparavant, mais qu'importe, mieux fallait le réitérer pour rien que de prendre le risque de l'inquiéter en le laissant penser qu'il pouvait, éventuellement, avoir d'autres projets. Comme s'il l'aurait pu... Quand bien même ça aurait été le cas, il se serait empressé de tout annuler pour quelques heures supplémentaires près de lui.

« Tu joues toujours ? » demanda t-il comme si le sujet de son interrogation était une évidence. « J'ai les clés du studio d'ici, y'a personne aujourd'hui. On pourrait improviser quelque chose en attendant d'aller dîner, et passer la soirée à regarder des films de merde collés sous une couverture ? Bon, je promets pas que je te laisserai voir grand chose des films en question, y'a trop d'années de câlin à rattraper mais on pourrait toujours essayer. T'en dis quoi ? »

Ce n'était pas l'idée du siècle mais bon, il n'avait rien de prévu, lui non plus, c'était toujours mieux que rien. Et puis il était totalement ouvert à d'autres propositions, plus disposé que jamais à faire plaisir au jeune homme. Il n'avait qu'à proposer pour être quasiment assuré que ce soit accepté. Un week-end tout entier à passer sans avoir à se décoller de lui rien qu'une seule toute petite seconde... Et dire qu'il y avait encore deux heures, il était certain de ne jamais le revoir. La vie réservait bien des surprises, et pour une fois, elle n'aurait pas pu être meilleure.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Mer 31 Déc 2014, 15:56

Tom me sourit tendrement avant de caresser mes cheveux et ma joue. Une fois de plus, le contact de sa peau contre la mienne me fait légèrement frissonner. Faudrait que je me calme. Si je frissonne à chaque fois qu'il me touche, je suis pas sorti de l'auberge. Enfin, pour le moment, je profite surtout de nos retrouvailles, j'essaierai de me calmer plus tard. Tout est devenu si fluide, nous avons retrouvé nos réflexes chacun de notre côté et je dois avouer que mon cœur bondit dans ma poitrine tellement je suis heureux d'avoir réussi à retrouver tout ça. Je souris. Alors mon non programme le fait rire ? Enfin, il n'a pas ri mais je connais ce regard, et je sais qu'il a bien envie de se moquer de moi. Enfin, je préfère ça que lui dire ce que je voulais réellement faire. C'est pas vraiment un mensonge, c'est de l'omission. Ça compte pas vraiment. Et merde, je vais pas commencer à me prendre la tête. Il a déjà oublié de toutes façons, et son sourire s'élargit.

Passer nos vies ensemble. Quel beau projet, non ? Personnellement, j'aurais pas pu penser à un plus beau projet. D'autant que, maintenant que j'y réfléchis, j'aurais qu'à appeler mon boss et lui expliquer que je bosserai sur le terrain à partir de maintenant. Je lui enverrai mes rapports par mail ou par fax, si ça lui chante. Et au moins, cette fois-ci, je prolongerai pas mes expéditions jusqu'à je sais pas quand parce que personne ne m'attend. J'aurais une envie de partir, et plus important, une envie de revenir. Tom. Perdu dans mes pensées, je me réveille lorsque j'entends sa voix. Si je joue toujours ? Ça fait un petit moment que j'ai pas touché une guitare. J'ouvre la bouche pour lui répondre, mais il enchaîne. Un petit bœuf, ça me va. En plus, en studio ... Je crois que j'ai jamais mis les pieds dans un studio. Un vrai, je veux dire, un pro. Pas un studio improvisé avec trois pauvres micro, une tablette de mixage et deux enceintes à jack toutes pourries.

Ensuite on ira dîner, oui ça me convient. J'aime toujours autant manger. Surtout quand je reviens de pays étrangers bizarrement. J'aime bien recommencer à manger ce que j'ai toujours aimé plutôt que ce que j'ai du goûter pour le boulot. Surtout lorsqu'il s'agit de bestioles crues trempées dans du vinaigre ou je ne sais quoi. Donc je hoche la tête. Et ensuite, passer la soirée à regarder des films pourris avec lui ? Mais c'est plus qu'avec plaisir ! J'attends d'être sûr qu'il a bien terminé, puis l'embrasse rapidement avant de prendre à mon tour la parole, pour lui répondre.

"Alors dans l'ordre ... J'ai pas touché à une guitare depuis des années. J'ai du vendre la mienne pour payer un voyage au Pérou. Mais ça faisait déjà un certain temps que je jouais plus. Ceci dit, j'ai pas tout perdu, je pense. Parait que la guitare c'est comme le vélo ou le sexe, ça s'oublie pas. Donc je veux bien qu'on aille s'improviser un petit truc, d'autant que j'ai encore jamais été dans un véritable studio, je crois. Ou alors c'était ici et j'ai oublié. Ensuite je veux bien aller dîner. Et enfin, je veux bien passer la soirée à mater des films, à une seule condition. Je veux qu'on passe acheter de la glace vanille aux cookies, un pot énorme qu'on pourra partager."

Je lui fais un grand sourire de gamin. Toute une soirée à ses côtés. Et sans doute une nuit, ensuite, non ? Je sais pas ... Mais oui, il va rester dormir avec moi. On a dit qu'on voulait pas se quitter. Pas se quitter, c'est même la nuit ! Et puis, moi je veux qu'il m'empêche de voir les films. On s'en fout des films, ce sera une bande-son, un bruit de fond, peu importe. Je remonte mes mains et à mon tour, lui caresse la joue du dos des doigts. Je lui souris à nouveau avant de me détourner. Il est temps de quitter ce bar avant que le barman ne nous vire à coups de pompe. J'agrippe sa main comme une bouée de survie et l'emmène au-dehors. Arrivés devant la voiture, je me mets de nouveau face à lui.

"On peut y'aller à pieds ou on prend la voiture ? A moins qu'on passe acheter la glace, on la dépose à l'hôtel dans le minibar, puis on va au studio. Ou alors, on va acheter la glace avant de dîner. Parce que je pense qu'après, tout sera fermé, tu sais."

J'ai pas l'air un peu hystérique de la glace, par hasard ? Je pense que si. Mais je m'en fous, je suis hystérique parce que ça va être notre première soirée ensemble depuis tellement longtemps ... Même à l'époque où j'étais encore ici, quand j'étais avec Max, j'ai pas passé une seule soirée seul avec lui. Alors ouais, je suis comme un gamin.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Ven 02 Jan 2015, 00:49

S'il avait eu l'occasion de faire bien des projets depuis que Ryan avait disparu, des petits sans grandes conséquences mais également d'autres énormes qui avaient changé sa vie une nouvelle fois comme le retour du groupe sous le feu des projecteurs, il n'y en avait pas eu qui l'avaient rendu aussi excité et euphorique que ceux qu'ils étaient en train de faire tous les deux. Pourtant, il ne s'agissait que d'une soirée. Juste  une soirée... Bon, certes, elle était le début d'une vie qu'ils semblaient avoir attendu depuis toujours. Il la voulait extraordinaire, même s'il savait qu'il ne serait pas très exigeant sur ce point. Dans le fond, il suffisait simplement de la passer en sa compagnie pour qu'elle lui semble absolument merveilleuse mais ça ne dispensait pas de faire les choses correctement. Les lèvres du jeune homme vinrent de nouveau se coller aux siennes, lui arrachant sans mal un sourire ravi. S'ils pouvaient passer leur vie à ça... Il y avait tellement de baisers et de câlins à rattraper, c'en était indécent. Lorsqu'il lui apprit qu'il avait arrêté de jouer, et pire encore qu'il avait vendu sa guitare – alors qu'il avait toujours paru plus qu'attaché à elle – Tom fronça les sourcils. Non, il ne s'attendait pas vraiment à ça. Bien sûr, qu'il ait arrêté ne le choquait pas vraiment mais qu'il ait accepté de revendre son « amie » le surprenait plus qu'il ne l'aurait imaginé. Après, peut-être n'avait-il vraiment pas eu d'autres choix... Mais tout de même... Il hocha vaguement la tête en l'entendant dire que ça ne se perdait pas. Il n'avait jamais vraiment essayé mais voulait bien le croire sur paroles. Heureusement, la suite chassa la mauvaise surprise. Il sourit davantage, impatient à l'idée de passer cette soirée avec lui. Ca allait être trop bien ! Il ne put s'empêcher de rire une nouvelle fois en l'écoutant poser ses conditions. S'il n'y avait que de la glace pour lui faire plaisir, ce serait sans le moindre problème !

« Bon bah j'crois que j'ai pas trop le choix hein... » lâcha t-il en prenant un faux air embêté. « Si c'est le seul moyen de passer la soirée avec toi, on ira chercher un énorme pot de glace qu'on partagera. »

Le guitariste secoua doucement la tête, amusé, en voyant l'immense sourire que lui offrait Ryan. Non, finalement, il n'avait pas tant changé que ça. Et c'était tant mieux... Il oubliait presque les années qui s'étaient écoulés, il avait simplement l'impression qu'ils continuaient leur vie comme ils l'avaient toujours fait, se programmant une soirée en amoureux le plus normalement du monde. Ah ça, c'était certain qu'on avait du mal à croire qu'ils venaient juste de retrouver après une interminable séparation. La logique aurait très certainement voulu qu'ils rentrent chacun chez eux après leur verre, se rappellent quelques jours plus tard et envisagent après un temps de retenter quelque chose si leur cœur leur en disait. Mais « quelques jours » et « un temps » c'était beaucoup trop long quand on a été séparé de sa moitié pendant tant d'années. Ils n'avaient pas eu le courage d'attendre, pas l'envie, pas même l'idée d'ailleurs... Ca leur ressemblait bien, dans le fond. Tout faire sur un coup de tête, laisser parler leur cœur, leurs sentiments avant d'écouter ce que leur cerveau aurait peut-être pu leur conseiller. Enfin... Après, cette fois, ça n'était pas comme s'ils pouvaient se planter. Ils pouvaient bien se lancer corps et âme dans cette histoire qu'il n'y aurait pas de dégâts à l'arrivée. Non, pas cette fois... Ses doigts sur sa joue le firent frissonner légèrement, comme à chaque fois qu'il le touchait depuis qu'ils s'étaient embrassés... Sa main glissa jusqu'à la sienne et il le tira jusqu'à la sortie. Tom se laissa faire, non sans adresser un distrait « au revoir » au barman. A la prochaine, peut-être. Après tout ce qui pouvait se passer dans ses toilettes, il y avait sûrement de grandes chances qu'ils y remettent les pieds un jour. Ce serait dommage, tout de même, de passer à côté d'un lieu aussi mythique dans leur relation !

« On passe acheter la glace d'abord, et on va la déposer à l'hôtel, et on file au studio après. Si on se débrouille bien, on devrait même pas avoir à faire d'aller-retours pour rien puisqu'il y a un supermarché sur le chemin de l'hôtel et que le studio est après, dans le même sens. Bon, « après » un peu loin mais c'est faisable à pied, quand même. A toi de voir si t'as le courage de marcher moyen beaucoup ou pas. »

D'un autre côté, il avait sûrement envie de se dégourdir réellement les jambes après avoir pris l'avion, la voiture et être resté assis un moment à l'intérieur du pub... N'importe qui en aurait eu envie à sa place. Enfin, dans le doute, il valait mieux lui laisser le choix. S'il en avait eu l'occasion, il aurait aimé avoir une caméra les suivant jusqu'à ce qu'ils finissent par s'endormir, pour garder intacte la trace de ces retrouvailles. Il ne doutait pas qu'il s'en souviendrait à merveilles, mais il craignait malgré tout de voir quelques détails, quelques instants passer à la trappe. Ce serait tellement dommage... Il serra tendrement la main de Ryan, toujours dans la sienne et ne put s'empêcher de lui sourire, sans véritable raison. Il était bien. Juste bien... Ca faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas eu l'impression que sa vie toute entière était simplement comme elle devait être, quasiment parfaite. Voire parfaite... En fait, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bon, il restait à annoncer au reste du groupe qu'il s'était remis avec son ex après au moins... Trente minutes de discussion sans intérêt, qu'il avait l'intention de leur imposer clairement sa présence qu'ils le veuillent ou non, et ce sans passer pour un dingue ou les faire craindre un retour au bordel qu'ils avaient vécu, et puis réussir à prouver à Gustav qu'il n'avait plus l'intention de faire le moindre mal à son frangin, bien loin de là. Il y avait fort à parier qu'il serait trop sous le choc de le revoir pour s'intéresser à ses intentions à lui mais quand même, mieux valait prévoir. Bill allait lui faire une crise cardiaque. Il ne lui restait plus qu'à croiser les doigts pour que tous les mauvais souvenirs ne leur reviennent pas instinctivement en tête. Enfin... C'était un risque à prendre et il était largement prêt à le faire.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Ven 02 Jan 2015, 21:15

Je savais que le combo arrêt de jeu plus vendage de guitare le surprendrait. Je vois ses sourcils se froncer et j'ai envie d'hausser les épaules. En même temps, j'ai eu envie de commencer grâce à lui, j'ai appris en autodidacte avec lui, j'ai joué pour et avec lui alors comme thérapie pour l'oublier c'était pas forcément la meilleure des choses à faire que de garder ma gratte. Et puis, j'avais pas vraiment d'autre choix d'ailleurs. C'était au début, à l'époque je gagnais pas beaucoup d'argent et malheureusement, avant de faire mes preuves, mes voyages étaient à ma totale charge. C'était pour ça, aussi, que je voulais pas trop trop rentrer en Allemagne. J'avais plus un rond, une fois le loyer payé et la bouffe achetée, et je devais déjà économiser pour la suite. Alors ouais, j'ai du me séparer d'elle. Mais c'est pas grave, hein, au moins, aucun souvenir douloureux lié à elle n'a gardé de grande trace dans ma mémoire. La revoir me tirait des larmes régulièrement. Ouais, c'était mieux comme ça.

Il répond à ma condition par la positive. En même temps, je crois que c'est pas trop cher payé pour passer l'une des plus belles soirées de ma vie. J'aurais pu me passer de la glace, mais ça fait trop longtemps qu'on n'a rien partagé tous les deux, et j'ai dans l'idée qu'un pot de glace géant est un bon début. Mais bien entendu, c'est mon avis et ça n'engage que moi. Quoiqu'il a l'air plutôt d'accord, en fait. Comme s'il s'agissait du seul moyen de passer la soirée ensemble ... Non mais regardez-le. Avec son faux-air ennuyé, genre bon, okay, c'est bien parce que c'est toi hein. Mais j'espère bien que c'est parce que c'est moi, tiens ! J'ai envie de lui tirer la langue. Ah bah tiens, je lui tire la langue. Non, je n'ai pas grandi. Quand je disais que j'avais l'impression d'avoir perdu six ans depuis que je suis avec lui.

Je le sens frissonner sous mes doigts et un petit sourire vient fendre mon visage. Je suis tellement fier de lui faire ressentir ce qu'il me fait ressentir ! Tellement, tellement longtemps sans le toucher. Je pourrais passer ma soirée à le redécouvrir. A redécouvrir son visage, son corps, ses lèvres, à comparer ce qui a changé et ce qui est resté le même. Le réapprendre, tout simplement. Se réapprendre, même. Au bout de toutes ces années, j'ose espérer que j'ai changé, autant que lui a changé. Appréhender à nouveau ce qu'il aime, ce qu'il aime moi, le sentir vibrer sous mes caresses ou l'entendre grogner. Rattraper le temps qui nous a échapper. L'arrêter pour prendre ce qui nous a manqué toutes ces années, toutes les années qui nous ont été volées par notre imbécillité, par notre bêtise et par notre ego, surtout.

Je ne saurais pas dire s'il se souvient de tous ces détails sur l'emplacement des lieux que nous allons visiter depuis toutes ces années ou s'il est repassé ici entre-temps. Après tout, je m'en fous un peu, de toutes façons, l'important ayant été qu'il soit revenu pile le jour où je suis revenu également. Tout ce qu'il a pu faire jusqu'à maintenant, tous ceux qu'il a connus, tous ceux qu'il a entrepris, n'a plus aucune foutue importance. Je suis simplement heureux et je crois que je n'avais pas eu de sourire aussi proche de ceux des publicités pour le dentifrice depuis que nous nous sommes quittés la dernière fois, notre dernière rupture. J'ai pas du tout envie de repenser à cette période de notre vie, surtout sachant que s'en sont suivis des couples, des fiançailles, un mariage et franchement je veux pas penser à ça. Je veux juste penser à nous maintenant, à nous ce soir, à nous tous les soirs jusqu'à la fin de notre vie.

"Si je me sens ? J'attends que ça, j'ai les jambes comme du coton ! Mais tu vas laisser ta voiture ici ?"

Je pense à mon frère. La tête qu'il va faire. Pauvre Gustav. De me revoir après tant de temps d'une part, et de me savoir à nouveau avec Tom. J'espère qu'il le prendra pas mal, au moins. J'ai même pas réellement demandé de ses nouvelles à Tom, d'ailleurs. Je suis tellement égocentrique ! Bon sang de bois. Quel frère ingrat je fais ... Il était marié quand je suis parti. Non, divorcé. Ils allaient divorcer. Il avait une fille ! Ma nièce ... Elle doit être tellement jolie aujourd'hui, du haut de ses huit ans. Voilà, si, j'y avais repensé et j'en ai pas parlé à cause de Kelly. Je suis un abruti. Quelle idée de penser à la petite maintenant ...

Je secoue un peu la tête, dans l'espoir de la faire disparaître de mon esprit, mais je la revois, si joviale, si mignonne, descendre les escaliers comme une princesse. Une histoire avec des poneys, aussi. J'ai envie de pleurer en revoyant son corps à la morgue. Pense aux films, pense à la glace, pense à Tom, putain. Sans vraiment m'en rendre compte, je serre un peu la main de celui que je peux appeler à nouveau mon copain. Il faut absolument qu'on bouge, que je m'occupe l'esprit, sinon ça va mal aller et je veux pas perdre mes moyens à nouveau. Je ferai ça un autre jour, il y en a tellement à venir !

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Sam 03 Jan 2015, 00:46

Ryan finit par lui tirer la langue, Tom afficha donc un air blasé. Au fond, ça lui plaisait plus que bien. Tout était comme avant. Tout. Absolument tout... Son sérieux ne dura pas longtemps, et il pouffa comme un con alors qu'il lui tirait la langue à son tour. Si c'était comme ça toute la soirée, ils allaient pas aller bien loin. A ce train-là, ils finiraient par se taper dessus à coup d'oreillers et bouderaient pour de faux s'il y en avait un de désarmé. Deux mômes. Tout simplement deux mômes... Si ça restait comme ça, ils allaient s'amuser, les gars du groupe, à devoir les supporter le plus clair de leur temps. Ce serait drôle de voir les regards désespérés, hésitant entre le meurtre et le suicide. Qu'il avait hâte ! C'était carrément flippant, en réalité, mais il préférait de loin penser à l'hypothèse selon laquelle tout irait bien. Malgré les années passées, il n'y aurait pas de sérieux insupportable entre eux et c'était tant mieux ! Même s'il évitait d'aborder le sujet en général pour ne pas passer pour un ado attardé, il avait toujours un peu craint qu'en grandissant il soit obligé de se comporter tout le temps en adulte responsable, imperturbable et compagnie. Ca n'était tellement pas lui. Il avait toujours passé le plus clair de son temps à tout prendre à la rigolade, à plaisanter tout le temps, à faire des blagues débiles plutôt que d'être vraiment un grand garçon. Oh, bien sûr, il l'était parfois, quand il le fallait réellement, mais dans le fond, ce n'était pas souvent.

Comme il s'y attendait, le brun avait bel et bien envie de bouger. C'était normal après tout. Mais bon... Sa question le laissa interdit quelques secondes. Il s'inquiétait pour sa bagnole, sérieusement ? C'était surprenant. Un peu mignon, peut-être aussi... Lui n'y avait pas même pas pensé une seule seconde, conscient qu'il la retrouverait le lendemain. Ca ne lui semblait pas dramatique de l'abandonner toute la soirée. Certes, il l'aimait bien, bien plus que ça avait pu être le cas durant les années qu'ils avaient passé ici puisque, avec le nombre d'accidents et compagnie, il n'avait pas eu vraiment le temps de s'y attacher, mais ça n'était pas non plus le centre de sa vie. Le guitariste haussa vaguement les épaules, un sourire incertain aux lèvres. Il ne savait plus trop quoi répondre pour le coup. Il jeta un coup d'oeil à sa voiture, sagement garée le long du trottoir, à son sac abandonné sur le siège arrière puis lâcha la main de Ryan pour aller foutre son bagage dans le coffre avant de laisser négligemment claquer la porte de celui-ci. Il revint vers le jeune homme avec un air satisfait, comme s'il venait de trouver toutes les solutions les plus indispensables de l'univers, et hocha bêtement la tête.

« Bah ouais ? Que ce soit ici ou devant ton hôtel, c'est la même, nan ? Surtout qu'il est pas à l'autre bout de la ville. On la récupérera demain, elle va pas disparaître. »

Enfin, il n'y avait pas plus de risques qu'elle disparaisse ici qu'ailleurs en tout cas. Ca n'était certainement pas ça qui risquait de lui prendre la tête, il aurait tout le temps d'y penser se réveillant le lendemain et d'improviser en conséquence si problème il y avait, mais il n'y avait aucune raison qu'il ait besoin de le faire. Il reprit naturellement la main de Ryan dans la sienne et, de l'autre, joua un instant avec l'affreux porte-clé « I love L.A » que lui avait offert Bill quand ils avaient emménagé là-bas. Il allait sûrement vouloir y retourner après avoir bouclé le début de la tournée. Il fallait espérer qu'il accepte de les suivre. Il n'avait aucune envie d'avoir à choisir entre son frère et son homme. Mais Gustav resterait sûrement en Allemagne, et il y avait fort à parier qu'après l'avoir retrouvé, Ryan n'aurait pas envie de faire le choix non plus... Son insouciance s'envola presque aussitôt. Il leur restait encore quelques mois de toute façon. Quelques mois... Qu'est-ce que ça allait passer vite ! Ce n'était pas juste... Ils venaient à peine de se retrouver et voilà que, bientôt, ils seraient sûrement en train de négocier pour savoir où il leur faudrait vivre et toutes les difficultés que de telles concessions allaient apporter. Après tout, depuis plusieurs années déjà, Tom n'avait plus que son propre avis à suivre, certes souvent aidé de celui de son jumeau, sans plus se soucier de ce que pourrait en penser une éventuelle moitié puisqu'il n'y en avait plus réellement eu depuis son divorce. Son déménagement, la reprise du groupe, la tournée, tout ça, il ne les avait imposé à personne et l'idée de commencer à le faire n'était pas des plus plaisantes. Il fut ramener à la réalité par une pression plus forte sur sa main et rangea ses clés de voiture dans sa poche avant de relever les yeux vers Ryan. Il avait l'air un peu ailleurs, pas forcément très heureux pour le coup. Il ne comprenait pas. Peut-être ne voulait-il pas comprendre, non plus ? Il répondit doucement au geste, probablement involontaire, du jeune homme et avança de quelques pas, tirant tendrement sur son bras pour l'inciter à le suivre. Ca faisait tellement longtemps qu'ils ne s'étaient pas baladé main dans la main, comme ça...

« Si on se dépêche pas un minimum, j'suis sûr qu'il y aura plus de glace. »

Il lui adressa un clin d'oeil taquin et s'engagea dans la rue, regardant distraitement tant les gens qui passaient que les boutiques qu'ils croisaient. Il aurait tout le temps de penser aux embrouilles que leur vie actuelle pourrait créer, à celles que le retour de leur couple pourrait engendrer. Jusqu'à demain, au moins, tout n'était que guimauve et nuages roses. Il leur devait bien ça. Il lui devait bien ça... Sans s'en rendre compte, Tom soupira doucement de bien-être. Il avait du mal à réaliser pleinement ce qu'il lui était arrivé, surtout en si peu de temps, mais il l'appréciait à sa juste valeur. Rien n'aurait pu être plus plaisant. En si peu de temps... Il n'aurait jamais pu s'attendre à ça... D'autant plus qu'il avait balancé un absent « je reviens dans pas longtemps » à son frangin avant de passer la porte, persuadé de mettre une petite heure tout au plus. Il faudrait quand même qu'il songe, un peu plus tard, quand il aurait et le temps et le courage, à le prévenir qu'il ne rentrerait qu'à la fin du week-end. Ou pas, d'ailleurs... Il lui faudrait sûrement passer en coup de vent le lendemain, au moins pour se changer, le sac qu'il avait récupéré à l'aéroport n'étant rien d'autres que les fringues qui n'avaient pas eu la chance de passer au lavage avant de repartir, il ne lui serait d'aucune utilité pour le coup. Non, tout ne pouvait pas être simplement parfait. Mais bon, vu l'insignifiance du petit couac, il préférait même pas le compter.

« Y'a pas à dire, ces p'tain de rues sont vachement plus agréables quand t'es là. »

Il hocha la tête comme pour appuyer ses propos et sourit tout seul, simplement heureux d'être à ses côtés. Après quelques minutes de marche, ils finirent tout de même par atteindre le supermarché. Tom passa les portes coulissantes non sans une certaine appréhension. Ca faisait des lustres qu'il n'était pas entré dans un truc comme ça tout seul, et la dernière fois qu'il avait fait des courses remontaient à si loin qu'il ne s'en souvenait même pas. Après, Ryan voulait juste de la glace, donc ils n'allaient pas y rester des heures. Un peu perdu, il leva le nez vers les panneaux indiquant les rayons, lisant attentivement tout ce qu'il y avait écrit. Avec un peu de chance, il y aurait clairement écrit « glaces ». Il ne devait pas avoir l'air très intelligent pour le coup, mais il s'en fichait éperdument. Il fallait remplir leur mission, quitte à y laisser le reste de sa réputation – si tant était qu'il en existait une...

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Sam 03 Jan 2015, 13:22

Il répond à mon tirage de langue en tirant la sienne également. Très mature ! Je lève les yeux au ciel en souriant. Je n'arrive pas à me souvenir de la dernière fois où je me suis comporté ainsi. C'est pas le genre de choses que tu fais devant une conquête d'un soir, au risque de passer à la fois pour un abruti et pour un débile profond, et en plus de ne pas obtenir ce pourquoi tu l'as conquis. Ou conquise. Et ce n'est pas non le genre de choses à faire lorsque tu représentes ton agence d'anthropologie à trois mille kilomètres de chez toi. Donc je n'ai eu que très peu d'occasions, pour ne pas dire aucune et paraître défaitiste, de me comporter comme un grand enfant. Mais avec Tom, j'oublie mes complexes, j'oublie les devoirs de bienséance qui me régissent dans ma vie de tous les jours. Je suis juste moi-même, pas de masque, pas de retenue. Et bordel qu'est-ce que ça fait du bien de ne pas se cacher !

Okay donc apparemment il n'avait pas du tout pensé à sa voiture. Peut-être que vivre à Munich sans argent m'a rendu un peu paranoïaque, en fait. Je vois qu'il bugge un instant après que je lui ai posé cette question. Je pouffe de rire discrètement. Oui, ça me fait marrer de le voir bloquer comme ça. Ah, ça y est il bouge ! Je plisse les yeux lorsqu'il lâche ma main et va trafiquer je ne sais pas exactement quoi dans sa voiture. Cet homme a des réactions super speed parfois, si c'est comme ça tous les jours j'vais avoir du mal à suivre, moi qui suis plutôt tranquille et qui prends mon temps en général dans la vie. Ah, voilà un nouveau point où on va devoir se réapprendre. Peut-être que c'est juste là, maintenant. Et en même temps, ça dépend de nos boulots, aussi. A mon tour je hausse les épaules alors que ma main retrouve sa place dans la sienne. Après tout, c'est pas ma voiture. Et puis, il a pas nécessairement tord. Je lui souris à mon tour et mon regard accroche le porte-clé dans son autre main.

Los Angeles. Ça fait rêver quand même ! Moi qui n'ai jamais foutu les pieds aux Etats-Unis ... Mais même si Bill décide de retourner là-bas avec Tom, ça m'étonnerait qu'il veuille de moi. Je vais avoir, je pense, suffisamment de mal à me faire accepter quand j'arriverais main dans la main avec Tom sans devoir m'imposer s'ils repartent à Los Angeles. Au pire, j'irai effectuer une mission en Amérique du Sud, je serai pas loin. Oui. Au pire des cas je ferai ça. Je relève les yeux en souriant, un peu. Savoir si oui ou non nous allons vivre ensemble, si oui où. Pour ce qui est du point de vue financier, aucun de nous n'est à plaindre. Il commence à marcher et m'incite à le suivre, ce que je fais sans aucune hésitation. D'autant qu'il a capté mon attention en soulignant qu'il se pourrait bien que les glaces aient toutes disparu. Depuis que j'ai quitté cet endroit, je n'ai pas eu un seul copain régulier. Pas une seule copine régulière. Personne avec qui aller au resto, au ciné, au supermarché acheter de la glace. Et ça ne m'a pas manqué toutes ces années ! Jusqu'à me retrouver là, avec lui, main dans la main dans la rue, à simplement marcher jusqu'au magasin pour acheter de la glace. Je souris pour moi-même, surtout lorsqu'il fait un réflexion sur mon implication dans l'agréable des rues. Je crois qu'en cette simple journée, j'ai rattrapé le quota de sourires pour les sept ans passés.

Cette pensée me fait à nouveau sourire alors que nous passons la porte automatique pour entrer dans le saint Graal capitaliste. Moi j'm'en fous, j'suis pas de gauche. Je regarde Tom et ne peux m'empêcher de pouffer à nouveau.

"Si tu cherches les glaces aussi haut, on va pas aller bien loin tu sais."

De toute évidence, cela fait plusieurs années qu'il n'a pas fait de courses. C'est pas grave, je suis là. J'entrelace nos doigts en lui lançant un sourire avant de, comme lui l'a fait un peu plus tôt, tirer légèrement sur son bras pour l'inciter à me suivre à travers les rayons. Rayon pâtes, sauces, chocolats, biscuits, frais, et voilà les congélateurs. Je m'en approche et lâche la main de Tom pour ouvrir le compartiment réfrigéré. Je fouille et farfouille pour finalement enfin trouver l'objet de ma convoitise, l'objet de notre venue. Le pot de glace vanille-cookies géant. Comme un grand enfant, je fixe un instant le pot en carton avec un grand sourire, avant de le sortir, de refermer le congélateur et de reprendre la main de Tom dans la mienne et de l'emmener vers les caisses. Je paie mon pot de glace et nous sortons. J'avoue que j'ai du mal à m'y retrouver dans ces rues, alors je le laisse me guider vers l'hôtel où nous déposons la glace, puis vers le studio. J'ai l'impression que sa présence est une protection contre tous les mauvais souvenirs. En tous les cas, pour le moment, en me baladant dans les rues, je n'ai pas eu de flash.

Quelque peu avant d'arriver enfin au studio, je m'arrête au milieu de la rue, le forçant à faire de même. Au bout de quelques secondes à le regarder, à admirer son air perplexe quant à mon arrêt, je lui souris, m'approche et l'embrasse. J'ai juste eu une envie, comme ça. Lorsque nous nous séparons, je souris en coin et reprends la marche, sa main toujours dans la mienne. Nous arrivons au studio. C'est son univers, pas le mien, ça ne l'a jamais été et ne le sera jamais, alors je le suis, docile.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Dim 04 Jan 2015, 00:33

Une fois dans le supermarché, Tom n'avait plus la moindre idée de comment gérer la situation. Bien sûr, ce n'était qu'un supermarché, rien d'extraordinaire ou d'insurmontable mais il n'avait pas la moindre idée de par où commencer, ni de dans quel coin ils allaient trouver leur maudite glace. Dans un congélo, ok, mais ils étaient où les congélateurs ici, hein ? C'était tellement plus simple quand on avait qu'à dire vaguement ce dont on avait besoin et que quelqu'un se chargeait d'aller les acheter à sa place... Tout arrivait comme par magie dans la cuisine qu'il ait eu à bouger le petit doigt. Là, c'était tellement différent... L'endroit lui paraissait immense. Il leur faudrait sûrement une heure, au moins, pour trouver ce qu'ils voulaient c'était certain. Et dire qu'il y avait des gens qui faisaient ça tous les week-ends. La phrase de Ryan le ramena à la réalité, et le fit lever le nez en l'air, faussement dédaigneux comme s'il pensait qu'il devait déjà s'estimer heureux qu'il accepte de l'accompagner. C'était ridicule, bien sûr, et parfaitement pas crédible mais il s'en fichait au plus haut point. Il oublia totalement son rôle d'enquiquineur quand les doigts de son homme s'entrelacèrent aux siens et afficha un sourire aussi stupide qu'amoureux. Ca valait bien la peine de passer pour un con. Il le suivit docilement au travers des rayons, regardant avec une certaine curiosité tout ce devant quoi ils passaient, comme s'il mettait les pieds ici pour la première fois. C'en était pas tellement loin... Il posait les yeux tout autour de lui, limite touriste. Même plus besoin d'envoyer quelqu'un à sa place. Pour aujourd'hui du moins. Finalement, les congélateurs apparurent enfin. Délivrance ! C'était un peu exagéré, certes. Ryan lâcha sa main pour aller fouiller dedans mais lui ne l'entendait pas de cette oreille, allant discrètement l'enlacer par la taille et poser le menton sur son épaule pour regarder distraitement et sans véritable intérêt ce qu'il pouvait faire. Dans le fond, il s'en fichait un peu, il savait à quoi ressemblait un pot de glace, c'était simplement pour ne pas le lâcher. Il se montra aussi obéissant que la première fois lorsqu'il l'emmena jusqu'à la caisse et sortit du magasin. Ca n'avait pas été si terrible.

« C'est la dernière fois que tu me fais mettre les pieds là-dedans. Y'a des gens payés pour les faire, les courses, tu sais. » plaisanta t-il alors qu'ils prenaient la direction de l'hôtel.

Ils ne mirent pas bien longtemps à y arriver. L'envie de fuir au plus vite qui l'avait pris pour cible alors qu'il l'attendait devant avait totalement disparu. Il était d'ailleurs plus qu'heureux d'avoir réussi à y résister, il n'y avait qu'à voir comment les choses avaient tourné. Une fois encore, il suivit le brun sans opposer la moindre résistance. Il ne savait pas dans quelle chambre il était installé alors... Une fois devant la porte de celle-ci, il se sentit mal à l'aise une nouvelle fois. Il n'avait jamais eu de problèmes avec les hôtels en général, mais là, il avait l'impression de pénétrer dans l'intimité de Ryan. C'était presque chez lui. C'était étrange. Il entra timidement à sa suite, restant bien sagement près de la porte en attendant qu'il ait rangé la glace. Il ne s'était jamais vraiment posé de question avant, quand il était avec quelqu'un – quand il accompagnait quelqu'un plutôt, pour éviter tout double sens – il était chez lui partout où ils allaient sans jamais se demander si c'était normal ou s'il passait pour un sans-gêne désespérant... Là, il n'était que dans une chambre d'hôtel, dans laquelle le jeune homme avait pas vraiment eu le temps de s'installer en plus, mais c'était comme s'il était en train d'exploser toutes les barrières existantes. C'était bizarre. Pas courant, surtout pour lui... Heureusement, ils ne faisaient que passer. D'ici qu'ils y reviennent, avec un peu de chance, ce sentiment étrange se serait fait la malle comme l'envie de déguerpir en le plantant là l'avait fait un peu plus tôt. Oui, il fallait espérer.

La route qui les menait au studio était plus longue que celle qu'ils avaient eu à faire pour rejoindre le logement temporaire de Ryan. Ca faisait un moment qu'il n'y avait pas mis les pieds... Il avait récupéré un jeu de clés pour y bosser dans la semaine avec Bill et le reste du groupe, avant de se lancer clairement dans les répétitions et tout ce qui s'en suivrait. Il y avait de grandes chances qu'ils y enregistrent n'importe quoi pour un peu que ce soit ridicule et postable sur internet mais ça n'y faisait rien. Ca faisait partie de ce qu'ils savaient faire de mieux après tout. Ils n'eurent pas le temps d'arriver à destination que le brun s'arrêtait au beau milieu du trottoir sans que Tom ne puisse y trouver la moindre explication, posant sur lui un regard surpris, espérant comprendre ce qu'il lui prenait. Il avait changé d'avis ? Préférait faire autre chose ? Comptait le planter là ? Il réalisa enfin que ce n'était rien de tout ça quand il sentit ses lèvres se poser sur les siennes. Il répondit tendrement à son baiser, étrangement rassuré. C'était bien mieux que toutes ses hypothèses à lui, c'était certain ! Ils reprirent comme s'ils ne s'étaient pas arrêtés. Ils auraient pu se stopper tous les trois pas que ça ne l'aurait pas gêné le moins du monde si ça avait été pour la même délicieuse raison. Ca n'aurait pas été très pratique, certes, mais qu'importe. Ils avaient du temps devant eux alors autant l'utiliser de la meilleure manière qui soit. Après un bon moment, il finit par s'arrêter devant un immeuble tout ce qu'il y avait de plus banal et composa le code d'entrée avant de pousser négligemment la porte en s'appuyant de tout son poids dessus, tenant toujours la main de son copain. Il appela l'ascenseur et se glissa à l'intérieur. Puisqu'ils avaient quelques interminables secondes à tuer, il attrapa doucement Ryan par la taille et se colla à lui, l'embrassant à nouveau. Il aurait pu passer sa vie à ça, sans le moindre doute. Dommage que ça ne soit pas un métier, sans quoi, il aurait signé sur le champ. Ils finirent malheureusement par arriver au bon étage et le guitariste s'extirpa de la petite pièce en fouillant discrètement dans sa poche. Sur son trousseau, en plus des clés des différents endroits où il pouvait habiter régulièrement se trouvait exceptionnellement celle d'ici. Il ouvrit la porte et laissa passer Ryan devant, refermant derrière lui. Oui, ça faisait décidément longtemps qu'il n'était pas entré ici. Il déposa un baiser sur la joue du jeune homme et alla s'intéresser aux quelques guitares sagement alignées dans un coin, en attrapant une au hasard avant de jouer deux/trois accords, juste pour vérifier si elle était correctement accordée. Le contraire aurait été bien étonnant.

« Ca fait une éternité que j'suis pas venu là, ça fait bizarre. »

Oui, c'était plus pour briser le silence qu'autre chose, mais ça ne faisait rien... Tout faisait bizarre aujourd'hui, d'un autre côté, ça ne serait plus à rien de s'en étonner.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Dim 04 Jan 2015, 20:37

Des gens payés pour faire les courses ? Non, je connais pas ça moi. Je serais plutôt du côté des payés que des payeurs, de toutes façons. Et puis, moi j'aime bien faire les courses. Avoir une liste, ne pas du tout s'y tenir et acheter du chocolat, plein de chocolat, et aussi tous les trucs inutiles qu'on n'utilisera jamais ou une seule fois comme de l'Agar-Agar, ou ces stylos avec de la pâte alimentaire colorée pour écrire des trucs sur les gâteaux. Et même flâner dans les rayons, s'offrir des petits plaisirs, des nounours en guimauve ou du sirop de cerise ...

Je n'ai que le temps de me faire cette réflexion et nous voilà déjà devant l'hôtel. Ça n'aurait été que de moi, au diable le studio et les guitares, et on serait restés dans la chambre jusqu'au dîner. Peut-être même qu'on aurait pu commander quelque chose au service d'étage. Nous entrons dans la bâtisse, puis dans ma chambre. Pour être plus correct, je dirais même que j'entre dans ma chambre et que Tom reste dans le lobby de celle-ci. Il n'a pas l'air très à l'aise. J'espère juste que cette impression l'aura quitté tout à l'heure. Sauf s'il préfère se prendre une chambre seul, mais même là ça risque d'être compliqué pour regarder des films. Enfin qui suis-je ? Je ne sais même pas ce qui lui passe par la tête. Rapidement je vais ranger le pot de glace dans le compartiment à glaçons du minibar avant de retourner à la porte. Je souris à Tom, reprends sa main dans la mienne, pose un baiser rapide sur ses lèvres et direction le studio.

Nous marchons un moment avant d'y parvenir, et j'ai tout le loisir de penser à la guitare. Oh, ça ne m'a jamais vraiment manqué depuis que j'ai vendu la mienne, d'autant que j'ai eu le plaisir de toucher des instruments très rudimentaires et originaux, avec tous mes voyages. Mais jamais rien qui ressemble de près ou de loin à une guitare. On m'a dit que ça ne s'oubliait pas, mais j'en suis pas vraiment sûr. Dans mes souvenirs, ça semble si simple. Et si je ne savais même plus tenir une gratte ? S'il me trouvait ridicule lorsque j'en prendrais une et qu'on se rendra compte que j'ai oublié tous mes accords basiques ? Je crois que je n'ai plus trop envie de faire ça, mais trop tard, nous sommes devant la porte de l'immeuble. Il l'ouvre, et nous entrons. C'est à mon tour de n'être pas très à l'aise. L'ascenseur arrivé, nous nous y glissons. Il me prend par la taille et m'embrasse, et mes épaules sont plus légères. Mais le palier est déjà là et lorsqu'il se sépare de moi pour sortir de la cage automatique, mon malaise revient. J'aurais du rester à l'hôtel, prendre une bonne douche et l'attendre. Voilà, j'aurais du faire ça ça nous évitera de nous rendre compte que je suis ridicule.

Il met quelques instants à trouver les clefs et quelques instant supplémentaires à ouvrir la porte. J'aurais eu le temps de partir en courant. Je crois que je n'ai pas beaucoup perdu de ma vitesse. Mais je reste. Je reste parce que c'est lui, c'est nous, et que je ne voudrais pas qu'il l'interprète mal, bien entendu. Une fois la porte ouverte, je pénètre dans l'espèce d'appartement, la bouche bée et les yeux sans doute grands ouverts. C'est quand même un rêve de gamin qui se réalise, là. Vingt-cinq ans et je réalise mon rêve de gosse. Je sens ses lèvres se poser sur ma joue, mais loin, très loin. Je plane à moitié, je crois. Deux, trois accords et je suis à nouveau sur terre. Je tourne la tête vers Tom et lui sourit. Si ça lui fait bizarre, qu'il imagine ce qu'il est en train de se passer dans ma tête à moi. Perdu entre le rêve qui se réalise et la peur d'être ridicule.

Je n'ose pas. Je sais qu'on est venus pour s'improviser quelque chose ensemble. Même pas de contrainte, pas de public, juste lui, moi et deux guitares. Et je sais aussi qu'il attend sans doute que je le suive, que je prenne une guitare nonchalamment, que je la teste comme il vient de faire puis que, de mon air le plus enthousiaste, je lui propose de commencer. On se regarderait dans les yeux, ce serait trop beau et trop mignon. Ce serait comme la première fois qu'on a joué l'un pour l'autre. Mais non. Mes yeux se sont posés sur les quelques grattes alignées devant mes yeux et je n'ai pas fait le moindre geste pour ne serait-ce que m'en approcher. Comme si elles allaient me bouffer ou je ne sais quoi. Je suis pas chez moi, je connais pas, et je suis même pas sûr de savoir encore comment tenir cet instrument. Et si je cassais quelque chose ? Je voudrais pas que Tom paie les pots cassés et qu'ils n'aient plus les clefs d'ici par ma faute.

"Tom ... Si j'y arrive pas ?"

Je n'ai pas lâché les guitares des yeux, je ne suis même pas sûr d'avoir prononcé cette phrase à voix haute. Et quand bien même je l'ai réellement prononcée, qu'est-ce qui me dit qu'il comprend de quoi je parle ? Après tout, je pourrais parler de tout comme de rien. Gros nul, Ryan. Si tu y arrives pas ça prouvera juste que t'es encore plus débile que dix ans plus tôt, c'est tout. Ce n'est pas grand chose. Et puis, avec un peu de chance, il se moquera pas de toi.

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MessageSujet: Re: De retour. [PV Tom]   Mar 06 Jan 2015, 02:02

Ryan n'avait pas semblé très réceptif à son geste mais en voyant l'air qui s'était peint sur son visage, le guitariste ne pouvait pas lui en tenir rigueur. Il paraissait ailleurs, loin. Il ne s'était clairement pas attendu à ça en lui proposant de venir ici. C'était juste pour passer le temps, faire quelque chose  qu'ils n'avaient jamais eu l'occasion de faire encore. Se retrouver ailleurs, là où il n'y aurait personne, là où il ne serait qu'à lui... Sans forcément passer la journée vautrés dans un canapé. Dans le fond, ça ne l'aurait pas dérangé tant que ça mais il peinait à oublier que c'était l'une de leurs anciennes occupations favorites et que ça ne leur avait pas forcément porté chance. Il n'avait pas envie de passer son temps à l'embrasser, à le câliner et plus si affinité, comme ça avait pu être le cas, ils devaient avoir une vie normale, bouger, faire des choses... Et ce même s'ils venaient de se retrouver. Lorsqu'il releva les yeux de sa guitare, il croisa le regard du jeune homme, et son sourire lui en tira sans mal un semblable. Il était beau. Vraiment beau... Autant que dans ses souvenirs. Plus peut-être même... Enfin, ce n'était pas comme s'il ne l'avait pas déjà pensé plusieurs fois. Il finit tout de même par détacher les yeux de son visage, les reposant un instant sur l'instrument, faute de mieux. Il avait un peu envie de l'abandonner là et de retourner tout près du brun, reprendre sa main dans la sienne, l'embrasser à nouveau... Ca faisait un moment qu'ils n'avaient pas été aussi éloignés. Mais ce n'était pas sérieux. Il aurait tout le temps de se rattraper ensuite. Toute la soirée. Toute la nuit. Toute la nuit... C'était étrange comment ça sonnait différemment à chaque fois qu'il y pensait. Ca avait commencé par lui faire ni chaud ni froid, à la limite de l'irréel, comme toutes les fois où il l'avait simplement espéré, rêvé... Et puis ça avait fini par s'imprimer vraiment. Ils ne se lâcheraient pas. Ils passeraient la nuit ensemble. Toute la nuit... C'était angoissant, excitant. Il avait hâte, il avait peur. Il ne savait plus trop si c'était une bonne ou une mauvaise idée. Il ne voulait pas faire machine arrière. La voix de Ryan le ramena à la réalité. Il releva la tête et posa son regard sombre sur lui. Il resta là, à le fixer, quelques secondes avant de reposer la gratte qu'il tenait toujours où il l'avait prise et de s'approcher de son homme. Il glissa ses doigts sous son menton et le força tendrement à le regarder.

« Eh, te prends pas la tête... » souffla t-il doucement alors que ses doigts avaient terminé leur course dans son cou, caressant lentement sa peau. « Si jamais t'y arrives pas, on trouvera sans le moindre doute autre chose à faire et cette journée sera toujours aussi merveilleuse que prévue. »

Son sourire se voulait rassurant. Il n'était pas là pour le forcer à quoi que ce soit, ni le faire stresser pour pas grand chose. Ce n'était qu'une histoire de guitare, ça n'allait pas changer leur vie. Il commençait presque à s'en vouloir de lui imposer ça. Ca n'avait pas du tout été son but. Il le savait sûrement, d'ailleurs. Et puis il avait accepté... Pourquoi ? Peut-être n'avait-il pas eu conscience qu'il pourrait réagir comme ça ? Possible... Tom partit un moment dans ses pensées, bien décidé à trouver une solution aussi idiote qu'elle soit pour qu'il dépasse son appréhension. Après, si jamais il voulait partir, il lui suivrait sans le moindre problème, juste qu'il essaye. Finalement, son sourire s'agrandit et il déposa un chaste baiser sur les lèvres du jeune homme avant de lui attraper la main, d'aller chercher la guitare qu'il avait testée un peu plutôt et le tira jusqu'au canapé qu'il y avait un peu plus loin. Il se laissa tomber dessus, se glissa bien au fond et attira doucement Ryan entre ses jambes avant de poser l'instrument sur les genoux de celui-ci, prenant ses mains dans les siennes pour les faire glisser dessus. Ce n'était pas très pratique, pas forcément très évident non plus mais il s'en fichait. Il avait juste envie de lui faire comprendre que, cette fois, il serait là pour lui, qu'importe les raisons, même les plus superficielles comme pouvait l'être celle-là. Une fois les mains de Ryan correctement placées, il se laissa aller à poser les siennes sur ses hanches et ses lèvres dans son cou. Si ça n'avait pas été très pratique quelques secondes avant, là, il ne regrettait plus cette position étrange. Ainsi collé à lui, il se sentait tellement bien. C'était puéril, mais pour le coup, il était satisfait de sa solution, ne serait-ce que pour cet instant volé. Il déposa à plusieurs reprises d'autres baisers dans son cou avant de souffler gaminement sur sa peau. Il sentait vraiment bon... Ses doigts resserrèrent amoureusement leur emprise. Il avait un peu chaud. Un peu trop chaud... C'était plaisant. Il soupira, heureux, et finit par le laisser tranquille, posant sa tête contre le dossier du canapé.

« Alors, qu'est-ce qu'on fait ? » lui demanda t-il enfin. « Rien ne nous oblige à rester si tu n'en as pas envie. »

Après, là tout de suite maintenant, il n'avait pas follement envie de bouger, ni pour jouer, ni pour partir... C'était traître comme truc. Il avait pensé quelques minutes plutôt qu'il leur fallait faire autre chose que se câliner vautrés sur un canapé et là... Bon, d'accord, ils y étaient assis mais sur le principe... Enfin, il se ferait violence lorsque Ryan aurait pris une décision, et bougerait son magnifique petit popotin. En attendant... Il se recolla correctement contre lui et posa son menton sur son épaule comme il l'avait fait au supermarché, le fixant sans ciller en attendant sa réponse.

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